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La 4ème licence mobile pour le 2G et le 3G

©Lieven Van Assche

L’appel d’offres pour l'octroi de la 4ème licence de téléphonie mobile comportera deux volets séparés: l’attribution d’une licence d’exploitation 3G pour 13 ans et l’accès au réseau 2G pour un quatrième opérateur.

Bruxelles (L'Echo) - Les modalités d’octroi de la  4e licence de téléphonie mobile en Belgique sont désormais connues. "L’appel d’offres comportera deux volets séparés: l’attribution d’une licence d’exploitation 3G pour 13 ans et l’accès au réseau 2G pour un quatrième opérateur", précise à L’Echo le cabinet du ministre pour l’Entreprise Vincent Van Quickenborne.

La durée d’exploitation de la licence 2G est encore déterminer. «Mais cette licence sera de longue durée pour permettre à ce nouvel acteur d’offrir un service de qualité», dit Anne Everard, responsable des télécoms au cabinet du ministre Van Quickenborne. Elle devrait donc dépasser l’échéance d’avril 2013, date à laquelle viennent à terme les licences 2G de Base, Mobistar et Proximus.

Le prix n’est pas encore fixé mais plusieurs éléments peuvent le déterminer.

Le fédéral compte mettre en vente l’exploitation pour 13 ans du 4e réseau 3G belge au prix initial de 40 millions d’euros. Un montant de départ qui concerne l’attribution d’un spectre de 5 Mhz, suffisant pour offrir un service UMTS. Mais une bande de 15 Mhz est en fait disponible, l’offrant peut donc prétendre à davantage.

Le prix d’attribution dépendra aussi de la durée d’exploitation décidée. Mobistar et Proximus, dont les licences 2G arrivent à échéance en mai 2010 et janvier 2011, devront allonger 41 et 35 millions d’euros pour les prolonger jusqu’en 2013. Leur réseau s’étale, par contre, sur 15Mhz.

Autre facteur qui pourrait faire monter prix: l’octroi de la licence sur la base de dossier ou à l’issue d’enchères.

Si les offres 2G et 3G ne sont pas couplées, le fédéral concède cependant qu’il est probable qu’elles reviendront au même opérateur. «Les réseaux sont complémentaires. Les rassembler permettrait une offre plus cohérente que s’ils restent séparés», déclare Anne Everard.

De nombreux acquéreurs potentiels ont déjà fait montre d’un intérêt, Voo et Telenet notamment. Le gouvernement ne voit aucun problème à ce que ces licences nationales soient acquises par un consortium.

La publication de l’appel d’offres au Moniteur est prévue dans les 10 jours. Les sociétés intéressées auront 1 mois pour se porter candidates.


François Bailly

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