Le futur de Bertelsmann passera par la digitalisation

Le groupe de médias Bertelsmann a souffert en 2009. Le groupe veut renouer au plus vite avec la croissance. Les services représentent 36,4% des revenus du groupe, la publicité 26,4%, la vente de contenu, 24,5% et la vente directe au consommateur 12,7%. Dans cette optique, la digitalisation de contenu semble être le principal défi du groupe dans l’avenir.

Berlin (L'Echo) - Le numéro un européen des médias, Bertelsmann,  a connu une année faite de réduction de coûts au passage d’une crise qui a frappé de plein fouet tous ses secteurs. Le groupe allemand est l’un des plus gros acteurs médias au monde. Il a enregistré en 2009 un bénéfice en nette baisse, passant de 270 millions d’euros à 35 millions d’euros. « Durant cette année de récession, nous avons été capables de nous maintenir comme leader dans l’essentiel de nos marché », se satisfait Hartmut Otrowski, CEO du groupe. Le résultat opérationnel (EBIT) est lui en baisse de 8,4% et se chiffre à 1,4 milliard d’euros.

Malgré son importance, le groupe qui pèse plus de 15 milliards d’euros en revenus, est davantage connu via ses filiales de renom. Le groupe RTL est évidemment celui qui résonne le plus familier à nos oreilles. Il est également la première filiale en termes de chiffre d’affaires. Suivent ensuite et dans l'ordre Arvato (services aux médias), Grunher + Jahr (presse), Random House (édition) et Direct Group (clubs de livres).

Les services représentent 36,4% des revenus du groupe, la publicité 26,4%, la vente de contenu, 24,5% et la vente directe au consommateur 12,7%. Dans cette optique, la digitalisation de contenu semble  être le principal défi du groupe dans l’avenir. Les investissements consentis ces dernières années devraient alors porter leurs fruits. « Cela fait des années que nous parlons de digitalisation des contenus. Nous sommes des experts de contenus et nous sommes prêts. Déjà actuellement, nous vendons beaucoup de contenu digitalisé», indique le CEO.

Parallèlement à la réduction des coûts, le groupe a réussi à diminuer sa dette de près de 20% à 2,8 milliards d’euros. Pour 2010, « nous voulons avant tout enregistrer de la croissance. Pour y arriver, nous comptons développer davantage nos activités digitales. Nous voulons également élaborer de nouvelles activités. Il faut aussi améliorer nos parts de marché», conclut le patron. Bertelsmann génère 35% de ses revenus en Allemagne, 47,7% sur le reste du territoire européen et 12,5% aux Etats-Unis.

B.E.

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