Quand Bellens justifie les mouvements en Telindus

"Cette opération s'est faite au niveau de mon gestionnaire de portefeuille qui a acheté des titres Telindus en toute indépendance", a expliqué Didier Bellens à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires.

Bruxelles (L'Echo) - L'assemblée générale ordinaire, suivie d'une AG extraordinaire, se déroule ce matin. A l'ordre du jour notamment: l'approbation des comptes annuels et la prolongation jusqu'en 2016 du mandat de deux des administrateurs: Lutgart Van den Berghe et Pierre-Alain De Smedt.

Cette assemblée générale a été l'occasion pour Didier Bellens, l'administrateur délégué de l'opérateur de revenir sur cette affaire de délit d'initié en Telindus. "Cette opération s'est faite au niveau de mon gestionnaire de portefeuille qui a acheté des titres Telindus en toute indépendance", a expliqué en substance Didier Bellens. "J'ai rapidement compris que ce mouvement pouvait être source de problème, mais j'étais confronté à un choix". En l'occurence, Bellens pouvait soit demander l'annulation du mouvement - et par la même occasion mettre la puce à l'oreille de son gestionnaire de portefeuille sur l'opération en cours- soit se taire -option pour laquelle il a opté-.


"Dès que l'affaire a éclaté au grand jour, que le secret de la procédure a été brisé, j'ai informé mon conseil d'administration de la genèse de ce mouvement et l'ai tenu au courant de toute l'évolution du dossier ", a ajouté le CEO devant ses actionnaires.

D'ailleurs, Bellens a échappé à l'amende que le conseil d'administration de la société comptait lui imposer, ont indiqué mercredi les quotidiens "De Standaard" et "Het Nieuwsblad".

Les administrateurs de Belgacom voulaient sanctionner Didier Bellens pour "comportement non respecteux de l'éthique" dans le dossier Telindus.

Il n'aurait pas respecté suffisamment les procédures internes et les principes de la loi sur la bonne administration. Les administrateurs ont renoncé à le sanctionner d'une amende, sachant à présent que la commission de sanction la Commission Bancaire Financière et des Assurances l'avait blanchi dans le dossier Telindus.

A-S. B. et F.B.

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