Telecom Italia provisionne lourdement pour fraude fiscale

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Telecom Italia Sparkle, filiale de Telecom Italia, et Fastweb, filiale du suisse Swisscom, sont au centre d'une complexe affaire de fraude à la TVA et de blanchiment d'argent présumés. Sur l'année 2009, l'impact économique de cette affaire est de 10 millions d'euros.

(afp) - Telecom Italia a annoncé mardi qu'il avait provisionné 507 millions d'euros pour régler l'affaire de fraude fiscale et de blanchiment présumés dans laquelle est impliquée une de ses filiales et que son bénéfice net avait baissé de 27,4% à 1,581 milliard d'euros en 2009.

Dans un communiqué, le groupe italien a indiqué qu'il avait mis en place un "fonds de risques" d'un montant de 507 millions d'euros.

Telecom Italia a précisé avoir mis de côté cette somme en prenant l'argent sur les comptes des années 2005, 2006 et 2007, visées par l'enquête, qui ont donc été révisés.

Sur l'année 2009, l'impact économique de cette affaire a été "limité à 10 millions d'euros" pour financer des frais financiers, a précisé le groupe.

Telecom Italia Sparkle, filiale de Telecom Italia, et Fastweb, filiale du suisse Swisscom, sont au centre d'une complexe affaire de fraude à la TVA et de blanchiment d'argent présumés.

Des responsables des deux sociétés sont accusés d'avoir facturé de 2003 à 2007 environ 2 milliards d'euros de services téléphoniques fictifs auprès de sociétés étrangères de complaisance, fraudant ainsi le fisc pour un montant de 365 millions d'euros et blanchissant de l'argent sale.

Telecom Italia a par ailleurs publié son bénéfice net pour l'année 2009, publication qu'il avait repoussée à deux reprises à cause de cette affaire.

Ce bénéfice a baissé de 27,4% à 1,581 milliard d'euros, notamment à cause de la révision de la valeur de la filiale allemande Hansenet que le groupe a vendu à l'espagnol Telefonica.

Telecom Italia a enfin annoncé ses nouveaux objectifs financiers pour la période 2010-2012.

Pour cette année, le groupe table sur une réduction de son chiffre d'affaires de 2 à 3% et sur un résultat brut d'exploitation (Ebitda) "substantiellement stable".

Il mise en revanche sur une progression de son chiffre d'affaires de 1% par an en moyenne sur la période 2010-2012 et sur un Ebitda de 12 milliards en 2012 contre 11,1 milliards en 2009.

Le groupe restera par ailleurs focalisé sur la réduction de sa dette qui devrait être inférieure à 28 milliards en 2012 contre 33,9 milliards fin 2009.

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