Truvo mise à fond sur le web

Depuis l'été 2009, l'éditeur belge des Pages Blanches et Pages d'Or mise de plus en plus sur le Web. Il vient d'annoncer le renforcement de son partenariat avec Microsoft. Au détriment du papier?

Bruxelles (L'Echo) - Truvo, l'entreprise qui édite et distribue le bottin téléphonique et les Pages d'Or en Belgique, a annoncé qu'elle poussait encore plus loin sa collaboration avec le géant internet Microsoft. Depuis l'été dernier, les services de recherche des Pages d'Or sont en effet intégrés sur le portail de MSN et sur l'application cartographique Bing Maps.

Ces services rencontrent un franc succès auprès des utilisateurs. C'est pourquoi, Truvo a décidé de renforcer son partenariat. L'éditeur intégrera désormais les bannières interactives de ses clients dans Windows Live Hotmail et Live Messenger. "Nous avons constaté l'enthousiasme de nos annonceurs qui sont ravis d'augmenter leur visibilité sur les plateformes bien connues de Microsoft", a commenté Martine Bayens, Managing Director chez Truvo.

Depuis son changement de nom en 2006, Truvo cultive une approche orientée multimédia, mais l'entreprise a toujours soutenu qu'elle n'abandonnait pas pour autant le papier. Malgré ces affirmations, l'avenir de ce support semble compromis. Il y a quelques jours, le ministre à la Simplification administrative, Vincent Van Quickenborne, a ainsi annoncé l’entrée en vigueur d’un système "opt-in" pour les Pages Blanches.

Concrètement, cela signifie que seuls ceux qui en font la demande expresse recevront encore le précieux bottin sur le seuil de leur porte. Belle économie de papier en perspective, mais cette sortie ministérielle tombe plutôt mal.

Selon nos informations, cela fait 6 mois que Belgacom tente de renégocier sans succès certains termes de son partenariat avec Truvo. Cela concernerait l’édition et la livraison de données. Cette nouvelle donne pourrait bien bénéficier à Truvo qui en profiterait pour mettre fin à son contrat avec l’opérateur historique.

Or, l’édition des Pages blanches papier est une obligation de service universel qui incombe à Belgacom. Et pas question de défaire cette obligation, certainement anachronique au regard de l’ "internatisation" de la société mais bétonnée dans une directive européenne et dans la loi belge.

Privé de ce partenaire, Belgacom se verrait contraint d’assumer seul les coûts de collecte des données et de mises en page.

sarah.godard@lecho.be

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