Ventes: "L'Echo" se maintient dans un marché en baisse

Les ventes des journaux francophones ont affiché une nouvelle baisse au cours du premier trimestre. Selon le CIM, il s’est vendu entre janvier et mars 415.044 quotidiens par jour contre 430.925 un an plus tôt, soit une baisse de 3,7%.

Bruxelles (L'Echo) - Le journal que vous tenez en mains à progressé, certes légèrement (+ 0,4% à 17.207 exemplaires) mais il est le seul à le faire. Son alter ego néerlandophone “De Tijd” est lui aussi en légère hausse (+ 0,3% à 36.298 exemplaires) dans un marché qui est, lui, stable.

Il convient toutefois de préciser que la baisse des ventes au numéro est identique au nord et au sud du pays. 

Ce sont surtout les abonnements qui ont souffert dans le Sud. “Les éditeurs flamands possèdent davantage de moyens marketing pour lancer des campagnes d’abonnement”, relève un observateur du secteur.

Hormis cette croissance commune des deux journaux financiers et la baisse générale de la presse francophone, il est difficile de tirer des tendances claires de ces chiffres. Car tant les journaux dits “de qualité” (hormis donc “L’Echo”) que les titres dits “populaires ” perdent des plumes. Ainsi, les derniers journaux à avoir effectué leur mue (changement de format et de maquette), La “DH “et “La Libre”, n’en tirent manifestement pas profit.

Les causes de cette érosion générale sont bien connues. L’internet grignote inexorablement des ventes. Et l’arrivée des tablettes électroniques style iPad (prévu pour cet été en Belgique) devrait accentuer le phénomène. 

Voilà pourquoi, les éditeurs songent de plus en plus à rendre leur site Web payant, la publicité, bien qu’en croissance, ne parvenant pas à les rentabiliser suffisamment. Après le “Wall Street Journal”, le “Financial Times”, le “Times” et “Le Monde”, “L’Echo” et “De Tijd” seront partiellement payants d’ici la fin mai. “Le Soir” devrait l’être d’ici la fin de l’année. 

Un pari sur l’avenir certes, mais qui dans le cas des journaux plus spécialisés comme les titres économiques et financiers est sans doute moins risqué en raison de la valeur ajoutée et de la spécificité de leur contenu.

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