Airbus s'impose au finish au troisième jour du salon de Farnborough

Airbus s'est imposé au finish mercredi dans son match commercial avec Boeing au troisième jour du salon de Farnborough, avec une rafale de nouvelles commandes d'une valeur totale estimée à plus de trois milliards de dollars.

(afp) Au terme d'une journée plutôt avare en contrats pour Airbus, l'avionneur européen a annoncé d'une traite en fin d'après-midi plusieurs gros contrats.

La compagnie aérienne malaisienne à bas coûts AirAsia a signé une commande ferme pour 40 monocouloirs de famille A320 (100 à 200 places), assortie d'une option pour 30 avions supplémentaires, pour une valeur estimée à 2,7 milliards de dollars.

"Ces appareils sont destinés à remplacer la flotte vieillissante de Boeing 737-300 actuellement exploitée par AirAsia" et ses filiales, a expliqué le directeur d'AirAsia, Conor McCarthy, lors d'une conférence de presse.

Airbus a simultanément révélé une commande ferme de la part de la compagnie américaine de location d'avions ILFC pour six avions de famille A320, un contrat estimé à quelque 390 millions de dollars.

Plus tôt dans la journée, le grec Aegean Airlines avait également commandé trois A320, évalué à près de 200 millions de dollars au prix catalogue.

Ces contrats fermes reçus par l'avionneur européen mercredi s'élèvent ainsi à un montant catalogue, purement indicatif, de 3,3 milliards de dollars.

Le constructeur a indiqué dans la foulée avoir signé un protocole d'accord avec le groupe espagnol de tourisme et de transport Grupo Marsans pour douze gros porteurs A330-200, assorti d'une option d'achat sur 10 appareils supplémentaires.

Le prix catalogue de ce biréacteur long-courrier est de 164 millions de dollars, ce qui fait ressortir la valeur du contrat à près de deux milliards.

Airbus, nargué la veille par son rival Boeing, avec une grosse commande de la compagnie de Dubaï Emirates, a donc repris le dessus au troisième jour du salon, éclipsant de fait les contrats annoncés le même jour par l'Américain.

"Chaque groupe a son jour de gloire", ironisait-on chez Airbus.

Le groupe de Chicago semblait pourtant avoir gagné la bataille en fin de matinée, en signant notamment avec la compagnie cargo indienne Flyington Freighters une intention d'achat pour quatre 777 Cargo, d'une valeur catalogue de 945 millions de dollars.

Boeing a également remporté une commande ferme auprès de la compagnie américaine de location-vente d'avions ILFC, pour six 737-800, deux 777-300ER et deux 787, d'une valeur estimée à 1,2 milliard de dollars.

En marge de cette annonce, l'influent dirigeant d'ILFC, Steven Udvar-Hazy, a eu des mots encourageants pour le nouvel A350 d'Airbus, dont il avait critiqué la version initiale, en jugeant mercredi que ce modèle revu et corrigé faisait "un pas dans la bonne direction".

Le nouveau programme, dévoilé lundi en grande pompe à Farnborough, "se rapproche assez des suggestions que nous avions faites en mars ou avril", a-t-il déclaré. "Nous voulons examiner les garanties de performance mais je pense que le nouvel A350 est un pas dans la bonne direction".

En avril, fait inhabituel, M. Udvar-Hazy avait publiquement critiqué la version initiale de l'A350, en prévenant qu'Airbus risquait de plafonner à 25% de parts de marché dans le segment des moyens porteurs, face au modèle concurrent de Boeing, le B787, plus novateur et moins gourmand en carburant.

Et pour Airbus, le meilleur pourrait être à venir dans les prochains jours. Son directeur commercial, John Leahy, se disait lundi "prudemment optimiste" concernant une nouvelle commande pour l'avion géant A380, dont les retards de production dévoilés en juin ont plongé le groupe dans une crise de crédibilité.

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