Arthur Higgins sera le patron de Bayer Schering Pharma

Bayer Schering Pharma, la nouvelle société résultant de la fusion de la branche santé de Bayer et du laboratoire berlinois Schering, sera dirigée par Arthur Higgins, selon un communiqué commun publié mercredi par les deux groupes allemands.

(afp) M. Higgins, âgé de 50 ans, est actuellement responsable de la branche santé de Bayer. Ce dernier a annoncé mardi soir avoir réussi son offre publique d'achat amicale (OPA) sur Schering: le groupe de Leverkusen contrôle 88% du capital. Il a réaffirmé vouloir prendre le contrôle intégral de Schering, et va pour cela rouvrir son offre, du 23 juin au 6 juillet.

Les quatre autres sièges au directoire seront répartis à égalité entre Schering et Bayer, avec deux postes chacun. Le patron de Bayer, Werner Wenning, va par ailleurs devenir président du conseil de surveillance, et celui de Schering, Hubertus Erlen, y obtenir un poste de vice-président. Bayer Schering Pharma sera basée à Berlin.

Bayer revient de loin. Le conglomérat allemand Merck KGaA, rival malheureux au rachat de Schering, a perturbé presque jusqu'au bout l'OPA en acquérant en masse des titres Schering sur le marché. Bayer a dû relever son offre pour remporter la mise. Au final, le rachat de Schering va lui coûter un peu moins de 16,9 milliards d'euros, contre 16,5 milliards initialement prévus, selon M. Wenning.

Bayer a aussi dû racheter lui-même des titres Schering sur le marché: seulement quelque 46% ont été apportés à son OPA, les autres 42% ont été acquis directement ou sur le marché, a détaillé M. Wenning.

Le rachat de Bayer par Schering crée un nouveau poids lourd de la pharmacie, fort de 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires et à ce titre pouvant prétendre à une place dans le top 10 mondial.

"Nous sommes confiants de pouvoir plus que compenser ces charges supplémentaires grâce à l'amélioration de la performance de nos activités combinées", a indiqué M. Wenning lors d'une conférence de presse. Sous cet aspect, "je juge inutile la discussion actuelle sur de possibles suppressions d'emplois supplémentaires", a-t-il ajouté.

Le patron de Bayer avait estimé lors de l'annonce de l'OPA en mars que l'opération pourrait entraîner environ 6.000 suppressions d'emplois, mais n'a depuis plus donné de détails sur la question.

Le rapprochement doit dégager des synergies de 700 millions d'euros par an à partir de la troisième année. Bayer espère en outre améliorer la marge Ebitda de ses activités pharmacie à 25%, contre 19% actuellement, a indiqué M. Wenning.

(photo: belga)

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