BNP Paribas dégage un bénéfice en progression de 30%

La banque française BNP Paribas a dégagé un bénéfice en progression de 30,6% au deuxième trimestre, marqué par l'intégration dans ses comptes de la banque italienne BNL qui renforce le poids de la banque de détail parmi les différents métiers du groupe.

(afp) Le bénéfice net, à 1,901 milliard d'euros contre 1,456 au 2e trimestre 2005, est nettement supérieur au consensus des analystes établi par JCF Factset (1,757 milliard). Le produit net bancaire (PNB, chiffre d'affaires) trimestriel ressort à 7,245 milliards d'euros, en progression de 40,1% par rapport à la même période en 2005.

BNP Paribas a revu à la hausse son objectif de croissance dans la banque de détail en France sur l'année autour de 6,5%, contre 6% initialement.

Les investisseurs ont été agréablement surpris par ces résultats, s'attendant à un fléchissement en banque de financement et d'investissement (BFI). A la Bourse de Paris à 11h45, le titre BNP Paribas gagnait 2,60% à 77 euros, dans un marché en hausse de 0,85%.

Ces résultats comprennent pour la première fois la contribution de BNL: 757 millions d'euros de revenus pour 470 millions de frais de gestion, et un résultat avant impôt de 214 millions d'euros.

BNP Paribas détient aujourd'hui plus de 99% des actions BNL, dont le rachat avait été lancé en février. Le directeur général de la banque Baudouin Prot s'est félicité d'une opération menée dans des "délais record" et dans un "excellent climat" avec les équipes italiennes, lors d'une conférence de presse.

Le groupe a confirmé l'évaluation des coûts de restructuration (450 millions d'euros) et des synergies de coûts (250 millions). Le montant des synergies de revenus sera dévoilé le 1er décembre. Elles seront supérieures aux estimations initiales (150 millions d'euros), a assuré M. Prot.

En rachetant BNL, dont il veut faire un "deuxième marché domestique", BNP Paribas s'est renforcé dans la banque de détail, qui représente désormais 57% de son PNB, a-t-il souligné.

Malgré une forte concurrence et la pression sur les marges, la banque de détail en France n'a pas démérité, avec un PNB en hausse de 11,3%. "Cette croissance intègre la volatilité liée à la mise en oeuvre des normes IFRS", a toutefois précisé Jean Clamon, directeur général délégué. Hors cet effet comptable, la croissance du PNB ressort à 5,8%.

Malgré la remontée des taux, la croissance du crédit immobilier reste soutenue, les encours progressant de 18%. Mais la plus forte progression provient des commissions sur opérations boursières et financières (22,4%).

Les services financiers et banque de détail à l'international (SFDI) ont vu leurs revenus progresser de 25,8% après les acquisitions en 2005 de Commercial Federal aux Etats-Unis et de 50% de Cofinoga.

M. Clamon a souligné la contribution "particulièrement soutenue" du Moyen-Orient, du Maghreb et de la filiale turque, TEB.

Au sein du pôle gestion d'actifs et services (+25,3%), le taux de collecte nette a dépassé, sur le seul premier semestre, le taux de 2005.

La BFI, avec un PNB en hausse de 21,9% à 1,912 milliard, a bénéficié d'importantes reprises de provisions (123 millions), alors que le coût du risque est toujours très faible.

La volatilité accrue des marchés d'action s'est traduite par un "fort accroissement" des volumes traités avec la clientèle, et les dérivés actions ont doublé leurs revenus en un an, selon la banque.

En revanche, les métiers de financement ont reculé de 9,7%, ce que BNP Paribas explique par la "baisse des marges sur les crédits classiques" et des achats de protection (titrisation, dérivés).

(photo: belga)

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