Deceuninck déçoit le marché

Malgré le ton optimiste et enjoué du communiqué, ce sont bien des signaux négatifs que Deceuninck a envoyé vers le marché, à l'occasion de son traditionnel trading update trimestriel.

(tnl) Car si le producteur de systèmes de menuiseries et profilés pour la construction annonce fièrement un chiffre d'affaires de 172,6 millions pour le deuxième trimestre (+1,2%) de l'exercice en cours, le consensus des analystes le situait davantage aux alentours de 181,5 millions d'euros.

Pourtant, Deceuninck se défend d'avoir enregistré une mauvaise performance. "Notre volume d'affaires a progressé de 6% au cours du deuxième trimestre", souligne le groupe. "Nous sommes contents de cette performance, compte tenu des circonstances." Par circonstances difficiles, il faut entendre une chute drastique de la demande de fenêtres en Grande-Bretagne (-5%) et une dévaluation de près de 25% de la livre turque par rapport à l'euro. Deux facteurs que Deceuninck n'a pu compenser que partiellement par la bonne tenue des marchés d'Europe centrale et orientale, ainsi que du Benelux.

Et puis, les trois mois sous revue se heurtent à la difficile comparaison d'un excellent deuxième trimestre 2006.

Le producteur de chassis garde néanmoins le moral et confirme ses prévisions annuelles: un chiffre d'affaires en progression de 5 à 10% et des résultats en progression. "Ce ne sera pas facile, mais nous y croyons encore."

"Pas facile", pour deux raisons: une augmentation du prix des matières premières - déjà avérée et probablement encore amplifiée au second semestre - qui n'est que partiellement répercutable sur le prix de vente et des taux de change qui restent fluctuants.

"Y croire encore", parce que "nous allons profiter d'une amélioration de notre productivité". Deceuninck continue à mettre en oeuvre ses projets décrits dans le business plan 2009. Le regroupement de sites en Grande-Bretagne, notamment, a permis à la société de mettre fin à une série de contrats temporaires et de réduire ses coûts de personnel plus rapidement que prévu.

Quoi qu'il en soit, l'enthousiasme de Deceuninck n'a visiblement pas été partagé par le marché puisque l'action cédait en cours de séance 4,17% pour s'établir à 23 euros. Certains analystes, comme chez Delta Lloyds Securities, n'ont pas hésité à revoir à la baisse leur recommandation sur le titre qui dans ce cas précis est passée d'acheter à conserver.

(photo: belga)

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