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Des têtes vont tomber chez TUI

Deux dirigeants du numéro un européen du tourisme TUI vont être poussés vers la sortie dans les prochains jours après des résultats très décevants, affirme le Handelsblatt mardi en citant des sources proches du groupe allemand.

(afp) Selon le quotidien économique allemand, le Français Eric Debry, PDG de Nouvelles Frontières et qui supervise le tourisme dans la région Europe de l'Ouest (France, Belgique, Pays-Bas), va prendre la porte, ainsi que Sebastian Ebel, membre du directoire en charge notamment d'internet et du tourisme d'affaires.

TUI a publié il y a une dizaine de jours des résultats très inférieurs aux attentes pour le deuxième trimestre et a averti dans la foulée que son bénéfice d'exploitation (Ebita) annuel serait en recul comparé à 2005 (485,7 millions d'euros). Le groupe de Hanovre (Nord) accuse des difficultés persistantes dans le tourisme sur le marché français. Mais c'est surtout le transport maritime, où il vient de se renforcer en rachetant le canadien CP Ships, qui plombe son activité.

Un porte-parole de TUI n'a pas voulu faire de commentaire. Il a confirmé qu'une réunion du conseil de surveillance était prévue "fin août", mais sans en préciser l'ordre du jour.

D'après le Handelsblatt, la réunion serait consacrée, en plus des questions de personnes, à une possible fusion entre les compagnies aériennes du groupe Hapagfly (davantage orientée sur les vols charter) et HLX (low-cost).

Le patron de TUI, Michael Frenzel, avait fait état il y a quelques mois d'une réflexion sur les activités aériennes du groupe. Et plusieurs analystes estiment que l'annonce la semaine dernière du rapprochement entre les compagnies à bas coût Air Berlin et dba a mis un peu plus la pression sur TUI pour qu'il procède à une restructuration.

Ces informations étaient en tout cas bien accueillies à la Bourse de Francfort. L'action TUI grimpait de 2,18% à 15,02 euros vers 08H30 GMT, en tête de l'indice vedette Dax (+0,45%).

"A notre avis, c'est positif pour TUI de remplacer des dirigeants qui n'ont pas de succès", a estimé equinet dans une note. Mais "M. Ebel semble être le bouc émissaire", selon le courtier qui juge que Michael Frenzel et le directeur financier Rainer Feuerhake "devraient prendre aussi leurs responsabilités".

Des rumeurs de démission de M. Frenzel avaient déjà couru sur le marché le jour de la publication des résultats du deuxième trimestre. Elles avaient alors été fermement démenties par un porte-parole.

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