Deutsche Börsemodifie son offre

L'opérateur de la Bourse de Francfort Deutsche Börse a proposé lundi quelques modifications dans la structure de son offre sur le groupe pan-européen Euronext, avec qui elle continue de vouloir fusionner, mais que ce dernier a refusé de commenter.

(afp) "Deutsche Börse veut toujours travailler à une fusion des deux entreprises", indique le groupe dans un bref communiqué diffusé sur son site internet.

Dans un second communiqué, il précise ses intentions et présente une offre remaniée s'agissant de la direction de la nouvelle entité qui naîtrait de la fusion des deux entreprises, des sièges des fonctions centrales, des plate-forme d'échanges et de l'organisation des systèmes électroniques.

Mais le groupe ne fait aucune allusion aux termes financiers de l'opération, alors que les rumeurs d'un relèvement de l'offre se sont multipliées ces dernières semaines. Deutsche Börse propose pour l'instant environ 8,6 milliards d'euros pour Euronext, dont 870 millions d'euros en cash.

Interrogé par l'AFP, Euronext s'est refusé à tout commentaire sur les propositions de son concurrent allemand.

Dans le détail, le groupe de Francfort réaffirme sa volonté de créer un groupe combiné, avec une "organisation fédérale". Euronext rassemble les places de Paris, Amsterdam, Lisbonne, Bruxelles et le marché dérivé Liffe à Londres.

Le président exécutif du nouveau groupe viendrait de Deutsche Börse, celui du conseil de surveillance viendrait d'Euronext.

"Les fonctions centrales serait partagées entre Amsterdam, Paris et Francfort", indique le groupe qui avait jusqu'à présent insisté pour que ces fonctions soient exercées depuis la capitale financière allemande. Les échanges actions seraient pilotées depuis Paris, les services d'informations depuis Amsterdam, les dérivés depuis Francfort et Londres, les technologies de l'information de Paris/Francfort.

Dans le domaine de l'organisation électronique, Deutsche Börse propose d'adopter le système d'Euronext NSC comme plate-forme d'échanges commune des actions, et Eurex (qui appartient à Deutsche Börse et le suisse SWX) comme plate-forme commune pour les activités de marché à terme.

Clearstream, la filiale luxembourgeoise de règlement/compensation resterait au sein du groupe.

Deutsche Börse se dit aussi prêt à faire "de larges concessions" sur les activités post-marché rassemblant la compensation sur les actions afin de "répondre aux réserves des autorités de la concurrence", selon le communiqué. Il avait déjà proposé d'externaliser ces activités.

Globalement, Deutsche Börse estime que son projet ne rencontrera pas d'obstacle majeur en matière de concurrence.

Deutsche Börse tente depuis plusieurs semaines de revenir dans la course pour la prise de contrôle d'Euronext. Mais pour l'instant, l'opérateur pan-européen donne sa préférence à un projet concurrent de rapprochement avec le New York Stock Exchange (Nyse). Un accord préalable de fusion a déjà été signé par les deux groupes.

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