Didier Bellens, le CEO le plus médiatique

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Le patron de Belgacom est le dirigeant belge dont on a le plus parlé dans la presse en 2012. Il précède de peu Bart Verhaeghe, président du Club de Bruges mais surtout maître d'oeuvre du projet Uplace, qui prévoit la construction d'un énorme complexe commercial à Vilvorde, au pied du Ring de Bruxelles.

"Alors que 2011 était plutôt l'année des scandales bancaires, 2012 est l'année de l’entrepreneur". Pour Kristien Vermoesen, Managing Partner de l'agence Finn, les patrons entrepreneurs incarnant une promesse de croissance, de développement et d’optimisme en ces temps de crise sont davantage présents dans les colonnes des journaux, dans les studios de radio et sur les plateaux de télévision.

Le classement 2012 établi par la société d'analyse des médias Auxipress et par l'agence de communication Finn place en effet Didier Bellens (Belgacom), Bart Verhaeghe (Uplace) et Pierre-Olivier Beckers (Delhaize) aux trois premières places du nombre de mentions dans la presse. Avec 448 apparitions entre le 30 novembre 2011 et le 1er décembre 2012, le premier ne précède que de toute justesse le deuxième (446), le patron de Delhaize venant plus loin (373 apparitions). Albert Frère (GBL) et Karel De Boeck (Dexia) complètent le top 5.

La première femme n'arrive qu'en 24e position. Il s'agit de Sophie Dutordoir, CEO d'Electrabel, apparue à 96 reprises dans la presse durant l'année écoulée.

Crise bancaire et de la commission Dexia obligent, le tandem Jean-Luc Dehaene-Pierre Mariani, président et CEO de Dexia à l'époque, avaient trusté les deux premières places en 2011.

Détail piquant: tant dans la presse francophone que dans la presse néerlandophone, le classement est mené par le président d'un club de football. En Wallonie, Roland Duchâtelet, patron de Melexis et président du Standard, arrive en tête (337 mentions), tandis que Bart Verhaeghe, qui préside aux destinées - plutôt erratiques pour l'instant - du Club de Bruges, mène le classement dans la presse néerlandophone (324 mentions).

Le facteur sportif aide sans doute à faire parler de soi. Sson mandat au sein du Comité olympique et interfédéral belge explique d'ailleurs en partie pourquoi on parle plus souvent de Pierre-Olivier Beckers que de son concurrent Jef Colruyt, qui dirige pourtant le plus gros distributeur du pays.

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