E.ON signe un accord avec Gazprom pour prendre 25% d'un champ de gaz sibérien

Le numéro un allemand de l'énergie, E.ON, a signé un accord avec le géant gazier russe Gazprom pour prendre une participation de 25pc moins une action dans le champ de Ioujno-Rousskoie en Sibérie, selon un communiqué conjoint publié jeudi.

(afp) En contrepartie, E.ON va céder une série de participations à Gazprom dans ses actifs dans le gaz en Hongrie.

Dans le détail, Gazprom prendra 50% moins une action des filiales hongroises E.ON Földgaz Storage et E.ON Földgaz Trade ainsi que 25% plus une action du distributeur de gaz E.ON Hungaria. E.ON versera par ailleurs une compensation qui reste à évaluer et les deux groupes se sont mis d'accord pour travailler sur des projets de centrales électriques au gaz en Europe.

E.ON et Gazprom espèrent parvenir à un accord détaillé sur ces échanges d'actifs d'ici la fin de l'année. Les prises de participation de Gazprom en Hongrie restent conditionnées au feu vert des autorités de régulation européennes et hongroises.

Le numéro un mondial de la chimie, l'allemand BASF, via sa filiale Wintershall, avait déjà acquis les droits pour 35% moins une action de ce champ de gaz en sibérie. Le reste est aux mains de Gazprom.

Les trois groupes, E.ON, Gazprom et BASF travaillent également ensemble sur un projet de gazoduc sous la Baltique qui doit faciliter l'approvisionnement de l'ensemble de l'europe de l'ouest et en premier lieu de l'Allemagne en gaz russe. Le continent est très dépendant du gaz russe, dont les livraisons devraient continuer à croître à un rythme soutenu dans les prochaines années.

Le champ géant de Ioujno-Rousskoie a des réserves prouvées de 700 milliards de mètres cubes, ce qui en fait l'un des plus grands du monde. L'exploitation devrait commencer l'an prochain avec une production espérée à terme autour de 25 milliards de mètres cubes par an.

Grâce à l'exploitation de ce champ en Sibérie et des champs qu'il contrôle déjà en mer du Nord, E.ON Ruhrgas, la filiale gazière d'E.ON assurera seule 15% environ de ses besoins en gaz.

(photo: belga)

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