EADS dément que les Allemands aient demandé la démission de Forgeard

Le géant européen de l'aéronautique EADS a démenti mardi une information du quotidien Handelsblatt selon laquelle les représentants allemands du groupe auraient demandé lundi la démission de Noël Forgeard, co-président de l'entreprise en pleine tourmente.

(afp) "Je peux clairement le démentir", a réagi Michael Hauger, porte-parole d'EADS.

Le quotidien économique allemand affirme, en s'appuyant sur des sources industrielles, que les représentants allemands ont demandé à Noël Forgeard de quitter son poste, mais que ce dernier aurait refusé, lors d'une réunion de travail qui a eu lieu lundi à Munich. DaimlerChrysler, actionnaire allemand d'EADS, a refusé de commenter l'affirmation du quotidien.

M. Forgeard est sur la sellette depuis l'annonce par la filiale Airbus de retards de livraison de son avion géant A380, et la controverse sur des ventes d'actions massives par le Français et d'autres hauts dirigeants en mars. Selon des sources proches du dossier, cette réunion a rassemblé les présidents français et allemand du conseil d'administration du groupe, Arnaud Lagardère et Manfred Bischoff, et les deux présidents exécutifs français et allemand, Noël Forgeard et Thomas Enders. Le groupe avait indiqué qu'aucune décision n'avait été prise lundi. "Il s'agissait d'une réunion de travail visant à faire le point sur la situation et chercher des moyens pour éviter que de tels retards ne se reproduisent", avait précisé un porte-parole d'EADS en Allemagne. D'autres réunions de travail vont avoir lieu dans les semaines à venir, avait-il ajouté. Il ne s'agissait pas "de pointer du doigt des responsables", avait-il précisé.

Par ailleurs, seuls les actionnaires français, le groupe Lagardère et l'Etat français, ont le pouvoir de destituer le président de l'exécutif de la même nationalité. Et il en va de même côté allemand.

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