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EMI renonce pour l'instant à racheter Warner Music

EMI, troisième maison de disques mondiale, a renoncé jeudi à une fusion avec Warner Music, numéro quatre, "pour le moment". Cette annonce a provoqué la forte baisse du titre EMI à la Bourse de Londres.

(afp) Après avoir reculé de plus de 7% en séance, la valeur cède encore 2,29% à 256,38 pence vers 11h00 GMT. "Le conseil d'administration d'EMI a décidé de ne pas poursuivre pour le moment la recherche d'un accord avec Warner Music en vue d'une fusion. Le conseil réexaminera sa position à la lumière des développements futurs", peut-on lire dans un communiqué publié par EMI. La direction de Warner n'a pas souhaité commenter le dossier. Plusieurs analystes s'attendaient toutefois à cette décision. La cour européenne de justice s'est opposée au projet de rapprochement entre Sony Music et BMG le 13 juillet dernier, une initiative qui prive le secteur de concurrence selon eux. Depuis ces dernières années, le marché est toujours largement dominé par Universal Music, filiale du français Vivendi, suivi de Sony BMG, une coentreprise détenue par le conglomérat japonais Sony et le groupe allemand de médias Bertelsmann. L'accord entre Sony et BMG avait ramené de cinq à quatre le nombre des grandes maisons de disques mondiales. Avec Universal Music, Sony BMG, EMI et Warner vendent ensemble environ trois CD sur quatre dans le monde. EMI, la maison de disques du groupe britannique Coldplay et du chanteur anglais Robbie Williams, et Warner Music, qui vend les albums de Madonna et des Red Hot Chili Peppers, ont cherché à se racheter mutuellement en proposant chacun 4,6 milliards de dollars (3,6 milliard d'euros). Alex DeGroote, analyste auprès de Panmure Gordon, s'attend à ce que l'action EMI descende sous le palier des 225 pence car elle se négocie actuellement 18 fois ses résultats prévus pour 2007 alors que la moyenne du secteur est de 13. Le fort niveau d'endettement d'EMI, associé à son faible flux de trésorerie, pourrait en outre pénaliser l'entreprise si un accord de rapprochement n'intervenait pas. "La seule planche de salut, c'était une fusion ou un rachat avec Warner. Le fait que ce marché soit totalement imprévisible et que la question du piratage ne soit pas résolue, reste le problème intrinsèque de l'industrie musicale", a souligné Alex DeGroote. Dans son communiqué, EMI précise que les ventes de ses produits numériques enregistrent une croissance soutenue et que le groupe est en passe de tenir ses objectifs de réduction de coûts.

(photo: belga)

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