Enquête britannique pour fraude dans une filiale d'Halliburton

Une enquête de l'administration britannique a été lancée contre la compagnie KBR, filiale du géant des services pétroliers américain Halliburton, soupçonnée d'avoir versé des pots-de-vin pour gagner des contrats valant des milliards de dollars dans une usine de gaz au Nigeria, indique mardi le quotidien économique Financial Times.

Pendant une partie de la période visée par l'enquête, le groupe Halliburton, qui est actuellement le principal fournisseur de l'armée américaine en Irak, était dirigé par l'actuel vice-président américain Dick Cheney, selon le journal. L'Office britannique des grandes fraudes (SFO) a indiqué qu'il avait perquisitionné des bureaux et des domiciles dans le cadre de cette enquête sur KBR ouverte en mars. Le SFO a en outre précisé que l'enquête à propos d'un projet présumé de verser plus de 170 millions de dollars (132,6 millions d'euros) de pots-de-vin s'était récemment étendue aux Etats-Unis, à la France et au Nigeria. Halliburton a déclaré de son côté qu'il continuait à coopérer avec les enquêteurs et qu'il était "résolu à aller jusqu'au bout", mais il a refusé de donner davantage de précisions. Les soupçons ont surgi il y a trois ans lorsqu'un ancien cadre du consortium travaillant dans l'usine de gaz nigériane a raconté à un juge français qu'il gérait des fonds secrets pour gagner des contrats depuis la moitié des années 1990. KBR détient un quart de ce consortium. La joint-venture britannique MW Kellogg en possède 55% des parts. Les autres investisseurs sont notamment les géants de l'énergie Royal Dutch/Shell, Total et Eni, ainsi que le gouvernement nigérian. Selon le Financial Times, plus de 12 milliards de dollars ont été investis dans l'usine qui refroidit le gaz naturel pour en faire du gaz liquide pouvant être ensuite transporté par bateau.

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