Ericsson fait mieux que les attentes au 2e trimestre malgré Marconi

L'équipementier des télécoms suédois Ericsson a annoncé vendredi des résultats globalement en baisse au deuxième trimestre mais légèrement supérieurs aux attentes en dépit des effets toujours pesants de l'intégration du britannique Marconi.

(afp) Le titre abandonnait 0,87% à 22,70 couronnes peu après l'ouverture à 09H00 (07H00 GMT) de la Bourse de Stockholm.

Le résultat net s'est inscrit en baisse de 1% sur un an, à 5,73 milliards de couronnes (621 millions d'euros).

Le bénéfice imposable a fléchi de 2,3% à 8,29 milliards de couronnes contre 8,48 milliards, mais il est supérieur au consensus de 7,9 milliards.

En revanche le chiffre d'affaires, en hausse de 15% à 44,1 milliards de couronnes contre 38,4 milliards, est ressorti en deçà des 44,79 milliards attendus par les analystes.

Ces derniers imputent la baisse des revenus du groupe à Marconi. "Marconi ne marche pas fort. Les ventes sont plus faibles que prévues et les coûts augmentent", a relevé un analyste interrogé par l'agence financière AFX.

Le bénéfice opérationnel d'Ericsson a lui aussi baissé de 1%, à 8,25 milliards de couronnes contre 8,30 milliards.

La marge opérationnelle en revanche, principale variable de ce rapport attendue par les analystes, a certes perdu 2,9 points, à 18,7% contre 21,6%, mais elle est supérieure aux prévisions moyennes du marché qui n'espérait que 17,4%, selon le consensus de l'agence SME Direkt.

La marge opérationnelle augmente même de 1,8 point sur le premier trimestre (16,9%) et elle s'établit à 19,6% en excluant l'amortissement d'actifs de Marconi acquis à l'automne 2005 et dont les coûts d'intégration continuent de peser sur les résultats du suédois.

Ericsson a néanmoins souligné que le gain en capital de près de 3,0 milliards de couronnes tiré de la vente à l'avionneur Saab de ses activités de défense et la cession de ses 40% dans Saab Ericsson Space Aerospace équivaut aux coûts des restructurations en cours, liées pour l'essentiel à l'intégration de Marconi et à une offre de départ volontaire des salariés suédois de plus de 35 ans moyennant une indemnité correspondant à 12-18 mois de salaire plus 50.000 couronnes.

Ericsson table ainsi sur "un effet dans l'ensemble neutre sur le résultat imposable de l'exercice 2006".

Hors exceptionnels, l'amélioration de la marge trimestrielle est due selon Ericsson "à la poursuite de la rationalisation des coûts ainsi qu'aux solides performances de Sony Ericsson", filiale à 50/50 du suédois et du japonais Sony.

Sony Ericsson a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice net en hausse de 90,6%, à 143 millions d'euros. L'apport à Ericsson se monte à 1,0 milliard de couronnes, soit 200 M SEK de mieux qu'attendus et 400 M SEK de plus qu'il y a un an.

Ericsson indique ne plus vouloir se prononcer sur l'évolution du marché des réseaux mobiles toutes normes confondues.

"Le GSM/WCDMA représente plus de 80% du marché mondial des réseaux mobiles. C'est notre premier marché et nos prévisions seront par conséquent limitées au segment GSM/WCDMA", a-t-il indiqué.

L'équipementier prévoyait à l'issue du premier trimestre une "croissance modérée" du marché des réseaux, prévision qu'il réitère dans les mêmes termes à la fin du trimestre sous revue pour le seul marché GSM/WCDMA, exprimé en dollars.

Les ventes de réseaux mobiles au deuxième trimestre ont crû de 7%, à 30,8 milliards de couronnes. Les ventes de réseaux de téléphonie fixe ont explosé de 122% à 2,5 milliards mais ce chiffre, qui reflète l'arrivée de Marconi dans les comptes du groupe, n'a qu'une valeur relative.

(photo: belga)

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