Fusion Abertis/Autostrade: Rome réitère son veto

Le ministre des Infrastructures italien Antonio Di Pietro a déclaré lundi dans le Corriere della Sera que le gouvernement n'avait pas l'intention de revenir sur sa décision de bloquer la fusion entre Autostrade et l'espagnol Abertis.

(afp) "Nous n'avons rien contre cette fusion, si cette dernière respecte la loi" a souligné le ministre pour lequel la question n'est pas celle du conflit d'intérêts, mais de l'application de la loi. "L'aubaine est finie pour Autostrade, a averti Antonio Di Pietro. En septembre, j'ai l'intention de revoir tout le système des 25 concessions d'autoroutes, à commencer par eux." Il y a 15 jours, le gouvernement italien avait décidé de bloquer la fusion des sociétés autoroutières italienne Autostrade et espagnole Abertis au nom de l'intérêt national. Mais Autostrade et Abertis avaient annoncé leur intention de continuer à chercher des solutions pour réaliser cette opération. Dans un entretien au Corriere della Sera, dimanche, le président d'Autostrade Gianmaria Gros-Pietro avait estimé que la fusion avec Abertis pouvait encore se faire: "Il y a encore un espace pour raisonner et dialoguer sur les conditions", soulignait-il. Le président d'Autostrade rappelait notamment que cette fusion donnerait naissance au premier groupe mondial d'autoroutes, avec les Italiens dans un rôle de premier actionnaire. Si l'opération ne se fait pas, selon lui, le pays risque de perdre l'occasion de jouer un rôle de premier plan dans la bataille des réseaux autoroutiers en Europe. Le ministre Antonio Di Pietro réplique en revanche lundi que "plus que pour l'Italie, cette fusion représente une opportunité surtout pour Autostrade et ses actionnaires".

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