L'examen de l'affaire Beaulieu reporté

La chambre du conseil de Bruxelles a reporté jeudi au 27 octobre prochain l'examen du dossier de fraude présumée liée au groupe textile Beaulieu.

(Belga) Par ailleurs, la chambre du conseil de prononcera le 6 juillet sur l'opportunité de traduire 200.000 pages du dossier en arménien et l'octroi éventuel d'un délai supplémentaires aux parties pour leur permettre de demander des devoirs complémentaires. La demande de traduction a été introduite par la famille de l'homme d'affaires libanais Katchadourian, à qui le groupe Beaulieu aurait versé des commissions fixes sur la vente de tapis. L'homme est aujourd'hui décédé, mais plusieurs de ses enfants se retrouvent devant la chambre du conseil et ont demandé la traduction en arménien occidental d'une grande partie du dossier. Quant à la demande de l'octroi d'un délai supplémentaire pour des devoirs d'enquête complémentaires, elle est liée à la précédente, selon Me Geert Jaspaert, qui défend deux policiers dans un dossier connexe. "Si la chambre du conseil décide de faire traduire le dossier, elle pourra difficilement refuser un délai supplémentaire aux parties. La partie qui demande la traduction doit aussi avoir l'occasion d'étudier le dossier", a-t-il déclaré. La chambre du conseil devra également décider si douze dossiers individuels liés à l'affaire Beaulieu, dont celui défendu par Me Jaspaert, doivent être joints au dossier principal. Me Jaspaert a d'ores et déjà indiqué qu'il s'y opposerait. "Le parquet demande le non-lieu à l'égard des deux policiers que je défends. Tant que le dossier traînera, ils resteront dans l'incertitude sur leur sort." La famille De Clerck, à la tête du groupe Beaulieu, est depuis 1990 dans la ligne de mire de la justice bruxelloise, laquelle la soupçonne de fraude fiscale à grande échelle. Mais ce n'est que quinze ans plus tard, en mai 2005, que le parquet a pris ses réquisitions. Il réclame le renvoi devant le tribunal correctionnel de 32 personnes, essentiellement pour faux en écriture, blanchiment d'argent et association de malfaiteurs. Parmi ces personnes, figurent le patron du groupe Beaulieu, Roger De Clerck, et cinq de ses six enfants, Jan, Luc, Francis, Dominiek et Ann. Sa fille Mieke De Clerck fait quant à elle l'objet d'une enquête aux Etats-Unis.

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