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L'OPA du Nasdaq sur le LSE a de plus en plus de plomb dans l'aile

Le Nasdaq semblait devoir échouer vendredi dans sa tentative de rachat du London Stock Exchange pour 2,9 milliards de livres (4,4 mds EUR), un montant jugé insuffisant par la place londonienne mais que la Bourse électronique américaine n'augmentera pas.

(afp) Le Nasdaq, qui avait déjà échoué en mars dernier à racheter le LSE, pour 2,4 milliards de livres, a renoncé en effet à relever son OPA sur la base d'une recommandation de la direction britannique, jugeant qu'il n'avait plus le temps de le faire avant la date-butoir de samedi.

La nouvelle a fait reculer l'action du LSE au plus bas depuis la mi-novembre, date à laquelle le groupe américain avait dévoilé ses nouvelles intentions d'achat.

A 13H00 GMT, le titre se reprenait un peu, cédant 0,31% à 1.279 pence, alors qu'il gagnait 1,17% juste avant l'annonce.

"Même si le calendrier était très serré, le marché pensait qu'il y avait toujours une chance pour qu'un compromis soit trouvé. Mais ce n'est plus le cas désormais", a commenté Andrew Mitchell, analyste de la maison de courtage Fox-Pitt, Kelton.

"Le Nasdaq va espérer désormais que le cours de l'action recule au niveau de l'OPA ou en dessous, et que cela suffira à faire pencher la balance en leur faveur", a-t-il ajouté, alors que de nombreux fonds spéculatifs ont acheté des actions du LSE depuis deux mois à un prix supérieur au montant de l'offre d'achat, soit 1.243 pence par action.

Le Nasdaq s'était engagé, dans le cadre de sa nouvelle OPA lancée en décembre, à en relever le montant en cas de recommandation de l'offre par la direction du LSE avant samedi minuit.

Il pourrait toujours augmenter son OPA en cas d'émergence d'une offre concurrente, mais cette hypothèse est peu probable dans la mesure où le groupe américain détient déjà 28,75% du capital de la Bourse de Londres.

Le Nasdaq "n'a pas été contacté par le conseil d'administration du London Stock Exchange Group en vue d'une recommandation de l'offre", a-t-il indiqué dans un communiqué.

"De notre point de vue, il ne reste plus assez de temps pour réviser l'offre dans le cadre d'un dialogue constructif avec le LSE ni pour obtenir une recommandation avant samedi minuit".

"En conséquence, le Nasdaq annonce que son offre ne peut plus être révisée sur la base d'une recommandation du conseil d'administration du LSE", a poursuivi le groupe.

Le Nasdaq et le LSE s'étaient rendus mutuellement responsables, ces derniers jours, de l'impasse du dialogue.

L'offre d'achat expire ce vendredi à 15H00 GMT mais peut être prolongée jusqu'au 10 février en vertu de la régulation financière britannique.

Ce devrait être le cas, Robert Greifeld, le patron du Nasdaq, ayant indiqué jeudi en marge du Forum de Davos qu'il souhaitait intensifier ses discussions avec les autres actionnaires du LSE la semaine prochaine.

Les intentions de l'homme d'affaires américain Samuel Heyman, qui a acheté sur le marché depuis novembre 10,44% du capital de la Bourse de Londres, à un prix supérieur au montant de l'OPA, suscitent de nombreuses spéculations. Clara Furse, directrice générale du LSE, avait indiqué la semaine dernière avoir rencontré l'investisseur. M. Heyman a encore acheté 0,11% jeudi.

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