La STIB prône le péage urbain

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Depuis 1999, la fréquentation du réseau bruxellois de transports publics a progressé de 70%. Mais aujourd'hui elle plafonne et ne progressera " que si des mesures radicales en faveur de la mobilité sont prises ", a alerté Alain Flausch, administrateur-directeur général de la STIB, à l'occasion de la présentation du rapport d'activités 2007.

Photo: Alain Flausch, directeur général de la STIB

Bruxelles (L'Echo) - La vitesse commerciale des bus et trams de la STIB s’est dégradée en 2007, a averti Alain Flausch, administrateur-directeur général de la STIB, lors de la présentation du rapport annuel 2007 de la société des transports publics bruxellois.

L’opération des "2 euros", le prix du ticket acheté directement au conducteur, a réduit de 48% les ventes à bord depuis le 1er février 2007. C’est donc surtout le trafic urbain qui continue de ralentir les bus et les trams ne bénéficiant pas de sites propres. "Et je ne m’attends pas à une amélioration en 2008. Il faut oser le débat sur le péage urbain. Nous avons des exemples réussis à Londres et à Stockholm. Le Belge reste très accroché à sa voiture. Le nombre de nos clients plafonne. Si des mesures plus radicales en faveur de la mobilité à Bruxelles ne sont pas prises, la STIB risque de ne pas pouvoir atteindre son objectif de 320 millions de voyageurs d'ici 2011", a-t-il alerté.

L’an dernier, le nombre de voyageurs a augmenté de 3 % par rapport à 2006 pour atteindre 277,3 millions de voyageurs. Les recettes du trafic ont augmenté de 7 %. Quant au taux de couverture des dépenses par les recettes, il s’est monté à 49,78 %. "Mais la réalisation de nouveaux sites propres s'est fortement ralentie au cours des dernières années et il reste toujours 250 points noirs à résoudre, notamment la ligne 23, qui demeure la ligne la plus irrégulière", a ajouté Alain Flaush.

La direction de la STIB s'est cependant voulue rassurante a propos de l’échec du montage de la filiale de la STIB Citeo. Celui-ci n'empêchera pas la réalisation des investissements prévus dans le nouveau contrat de gestion, a souligné le directeur général adjoint Kris Lauwers.

Françoise Antoine

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