Le japonais NEC envisage de vendre Packard Bell

Le groupe informatique japonais NEC étudie actuellement une offre d'achat de sa filiale Packard Bell, numéro deux sur le marché européen du PC grand public, a indiqué mercredi le directeur de la communication de Packard Bell Europe Hughes Gontier.

(afp) Ancienne branche du groupe français Bull, Packard Bell, qui est implantée principalement à Angers, devait être mise en vente par NEC depuis plusieurs années, mais le groupe japonais avait suspendu cette opération et procédé à plusieurs délocalisations vers la République tchèque et la Chine.

Packard Bell, qui est également numéro deux sur le marché grand public français, emploie un millier de personnes, dont environ 500 à Angers, le reste se répartissant entre Paris, le quartier général européen de Wijchen (Pays-Bas) et plusieurs autres pays européens.

"Les salariés français ont été informés vendredi que NEC avait reçu une offre", a indiqué M. Gontier à l'AFP. Il a refusé de donner la moindre indication concernant cette offre. Selon des informations de sources professionnelles, l'offre émanerait de l'homme d'affaires sino-américain Lap Shun Hui, co-fondateur du fabricant de PC eMachines et aujourd'hui actionnaire de l'américain Gateway.

Packard Bell a vendu en 2005 cinq millions de produits, dont 2,5 millions d'ordinateurs, portables ou de bureau. Parmi ses autres produits figurent des baladeurs MP3 et vidéo, des écrans plats, des disques durs, des terminaux GPS et des lecteurs DVD.

Les dernières enquêtes de l'institut Gartner ont montré que Packard Bell avait perdu des parts de marché en Europe au début 2006, face à l'agressivité en terme de prix de ses concurrents, notamment Acer. "Mais il est inexact de dire que Packard Bell perd de l'argent. Nous avons notamment réalisé une bonne année 2005", a indiqué M. Gontier.

(président de NEC, Kaoru Yano, photo belga)

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés