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Le rapprochement entre Fortis et Vinci est mort-né

©Belga

Vinci voyait davantage l'opération comme une absorption que comme une fusion. De plus, le groupe français aurait tenté de profiter des besoins en liquidités de Fortis.

Bruxelles (L'Echo) - Les pourparlers entre Interparking, l'exploitant européen de parkings filiale de Fortis Real Estate, et Vinci Park, la filiale spécialisée du groupe français "n° 1 mondial de concession-construction" (sic), ont été stoppés. La nouvelle a été confirmée officieusement par des sources autorisées, tant à Bruxelles qu'à Paris.

Le 26 février 2008 - il y a un an donc -, nos confrères du Tijd avaient annoncé que Fortis et Vinci négociaient sur un rapprochement de leurs activités dans le secteur des parkings. La chose avait été confirmée peu après. Le groupe français devait prendre une participation majoritaire dans une " joint venture ". La valeur d'Interparking, contrôlée à 90 % par Fortis Real Estate, elle-même filiale de Fortis Insurance Belgium, était estimée à l'époque entre 1 et 1,5 milliard EUR.

L'opération aurait amélioré la solvabilité de Fortis à concurrence de 500 millions EUR, une manne bienvenue à l'heure où le groupe franco-néerlandais s'apprêtait à digérer ABN Amro.

D'après les sources consultées, Vinci voyait davantage l'opération comme une absorption que comme une fusion. De plus, le groupe français aurait tenté de profiter des besoins en liquidités de Fortis. Du fait des interventions de l'Etat et de l'arrivée de BNP Paribas, les dirigeants de Fortis ont estimé qu'ils n'avaient pas à céder aux exigences de Vinci.

PLU/J.Bl.

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