"Modernisation socialement respectable" à la Fnac, selon son président

Le président de la Fnac, Denis Olivennes, a estimé vendredi, jour d'appel à la grève dans les 73 magasins français, que l'évolution de l'enseigne présentait "toutes les garanties d'une modernisation socialement respectable, exemplaire" .

(afp) La Fnac "doit faire face à des changements dans son environnement" --"le disque baisse, les travaux photos disparaissent, les produits techniques explosent, internet est apparu", a-t-il estimé."Il faut qu'elle s'y adapte. Elle le fait dans le respect profond des valeurs humanistes qui l'on fondée et notamment dans le respect de ses valeurs sociales", a-t-il affirmé.M. Olivennes a réfuté l'idée d'une mise en ordre de la Fnac avant une vente par son propriétaire, le groupe de luxe et de distribution PPR.

Les syndicats, dont c'est une des craintes, "se mobilisent mais les salariés, eux, ne se mobilisent pas ou quasiment pas", a estimé le président de la Fnac, alors que sept syndicats ont appelé à la grève contre les suppressions de postes, la transformation de leur enseigne en un "hypermarché", les rémunérations variables individuelles et pour des hausses de salaires."On a décidé que nous allions alléger les fonctions administratives.

Ca se traduit par le fait que nous supprimons 300 emplois mais 100% des salariés sont reclassés dans l'entreprise comme nous l'avons toujours fait", a soutenu M. Olivennes.Concernant l'évolution des autres métiers fragilisés, "on s'est donné du temps". "On le fait sans plan de sauvegarde de l'emploi, par de la gestion prévisionnelle de l'emploi. Les premiers résultats que l'on obtient sont très probants: cela fait deux ou trois mois que l'on a commencé et on a reclassé déjà une centaine de disquaires et 200 salariés qui travaillaient dans les travaux photos", a-t-il fait valoir.

La part variable des rémunérations "a toujours représenté moins de 10% et elle continuera de représenter moins de 10%", a assuré le président, ajoutant qu'il n'y a pas de commission à la marque à la Fnac "parce que nous tenons absolument à l'impartialité, à l'objectivité du concept de la Fnac". La part variable, "jusqu'à présent collective", va être "individualisée" car "une écrasante majorité de nos salariés considèrent que c'est démotivant" actuellement, a-t-il précisé.

Photo Belga

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect