Paradisio mise sur une politique d’investissements d’ici 2012

Après une saison qualifiée d’extraordinaire et des bénéfices en progression de 54% au premier semestre, le management de Paradisio veut investir entre 30 et 50 millions d’euros d’ici 2012.

Les dirigeants du Parc Paradisio ont le sourire aux lèvres. Après une saison  qu’ils qualifient d’exceptionnelle, les propriétaires de l’abbaye de Cambron à Brugelette réaffirment leur volonté d’investir massivement ces trois prochaines années.

Le premier semestre  qui s’est clôturé lundi et qui intègre 95% de la fréquentation annuelle du Parc est jugé par la direction comme celui de tous les records. «Avec un bond de 30,5% du nombre de visiteurs, nous avons dépassé pour la première fois le cap des 800.000 entrées (874.000 exactement, NDLR)», explique Yvan Moreau, administrateur délégué de Paradisio. Différents facteurs sont mis en avant pour expliquer cette belle progression. Outre une météo qualifiée «d’extraordinaire», Yvan Moreau ne cache pas que la crise du pouvoir d’achat a joué en faveur du parc. Mais au-delà de ces explications conjoncturelles, Paradisio y voit le fruit de ses investissements. «Quand je compare avec la concurrence, on remarque que ceux qui n’ont pas eu de grosses nouveautés ont progressé de 4 à 12%. Les autres ont augmenté de 15 à 18%. Et puis il y a Paradisio qui fait un bond de 30%. Un boom que nous devons notamment à l’ouverture du Royaume de Ganesha et l’arrivée des éléphants.» Au niveau financier, le bénéfice bondit de 54% à un peu plus de 8 millions d’euros au premier semestre. Le chiffre d’affaires est lui en progression de 41% à 17 millions d’euros.  Les résultats de l’ensemble de l’exercice sont attendus pour le 31 mars. Ils devraient intégrer la période de fermeture hivernale du parc.

Une stratégie payante

Après les 5 millions d’euros consacrés au Royaume de Ganesha, Paradisio étudie déjà d’autres univers à implanter sur son site. Le premier monde sera celui de l’Afrique. La date d’ouverture est espérée pour la saison 2011 et le montant des travaux devrait avoisiner les 10 millions d’euros. «Nous espérons débuter les travaux cet hiver dès l’obtention des permis.» La démarche administrative devrait être facilitée depuis l’obtention du Plan communal d’Aménagement en juillet dernier  et qui permet au parc de poursuivre son développement.

D’ici là, d’autres projets sont programmés. «Nous devons améliorer la mobilité dans le parc. Il est donc prévu pour la saison prochaine d’ouvrir un restaurant chinois.» Paradisio entend également rapatrier sur ses terres la fabrication de la bière de l’abbaye de Cambron. «Nous allons construire une brasserie qui disposera d’une micro-brasserie. Il n’est d’ailleurs pas exclu de commercialiser cette bière à l’extérieur via le canal de la grande distribution». Coût de l’opération pour ces deux chantiers: «quelques millions d’euros».

A plus long terme, et donc pas avant 2012, Paradisio planche déjà sur le grand nord et les steppes mongoles.

Si le management respecte son timing, ce sont entre 30 et 50 millions d’euros qui devraient être investis jusqu’en 2012. Avec comme but ultime, dépasser le million de visiteurs. «Nous visons 1,2 million d’entrées en 2012.»

"Un très bel exemple d’une gestion publique calamiteuse"

Tout irait dans le meilleur des mondes s’il n’y avait cette guerre ouverte entre le parc animalier et la commune de Brugelette. Pour rappel, les autorités communales ont voté une taxe de 40 centimes d’euro sur chaque entrée avec exonération des 10.000 premiers visiteurs. «Cela représente 350.000 euros par an. Il s’agit là d’un très bel exemple d’une gestion publique calamiteuse qui punit la réussite. Cette taxe vise clairement Paradisio et est en porte-à-faux avec la convention signée. C’est tout simplement un frein à l’expansion. La commune nous prive d’une capacité d’emprunt de 5-6 millions d’euros sur 20 ans. Cette taxe est attaquable et si nécessaire nous irons en justice.»

 

FXL

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