Paris veut préserver l'accord franco-allemand sur la gestion d'EADS

Le ministre français des Transports Dominique Perben a souhaité mercredi "préserver l'accord franco-allemand sur la gestion" du géant européen EADS, dans la tempête depuis l'annonce la semaine dernière par sa filiale Airbus d'un retard dans la livraison de son avion géant A380.

(afp) "Il faut sans doute réfléchir à l'organisation de l'ensemble du groupe et à la répartition des responsablilités, ce qu'on appelle la gouvernance, pour améliorer les choses et c'est de cela dont il s'agira dans les semaines qui viennent", a-t-il aussi affirmé sur la chaîne télévisée Canal +. Mais "il ne faut pas que ce qui se passe débouche sur des difficultés en termes d'entente franco-allemande", a-t-il précisé, ajoutant qu'il "faut préserver l'accord franco-allemand sur la gestion" du groupe. L'équilibre dans l'actionnariat franco-allemand d'EADS est reflété par la structure de commandement bicéphale du groupe, avec deux présidents exécutifs, français (Noël Forgeard) et allemand (Tom Enders), et deux présidents du conseil d'administration, le Français Arnaud Lagardère et l'Allemand Manfred Bischoff (Daimler Chrysler). Le gouvernement français a annoncé mardi sa volonté de "remettre à plat" le pacte d'actionnaires franco-allemand au sein du groupe d'éaronautique et de défense. "A partir de là, il faut que les dirigeants d'EADS fassent des propositions et ensuite les actionnaires diront ce qu'ils ont à dire", a ajouté M. Perben. "Il apparaît indispensable que les responsables de grandes entreprises, en particulier lorsque ces entreprises ont à leur capital des participations de l'Etat, soient irréprochables dans leur comportement", a-t-il dit. Concernant l'avionneur européen Airbus, M. Perben a souhaité qu'il "mette en oeuvre une stratégie lui permettant de limiter les retards et de se replacer sur le marché international des avions dans les meilleures conditions possibles", et qu'il "prenne des décisions.

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