Paul-François Vranken "n'explique pas" la défiance de la Bourse

Le président du groupe Vranken-Pommery Monopole (VPM), Paul-François Vranken (photo) , a déclaré dans une interview au Journal de Finances à paraître vendredi qu'il "n'explique pas la réaction de la Bourse" alors que l'action de son groupe peine à décoller depuis le début de l'année.

(afp) "Je pense qu'après trente années de développement, nous allons vers davantage de stabilité", a-t-il révélé. "Notre titre se paie environ 12,5 fois nos résultats, alors que le PER (Price earning ratio) moyen du secteur du luxe est de 20 fois les profits", a-t-il indiqué.

"Le marché n'a pas tout à fait assimilé le fait que le champagne est un produit de luxe. On nous compare plus aux spiritueux qu'à l'avenue Montaigne", a-t-il regretté.

Pour l'ensemble de l'année 2006, VPM (marques Demoiselle, Charles Lafitte, Heidsieck and Co, Vranken, porto Rozès) a confirmé son objectif "de progression de 6 à 7% du chiffre d'affaires" par rapport à 2005 à périmètre constant. "Nous n'aurons aucun mal à le réaliser", a assuré M. Vranken précisant que le "résultat d'exploitation devrait également s'améliorer".

En 2005, le groupe, qui a acquis la distribution et le marketing de Listel, le plus vaste domaine viticole privé d'Europe avec 2.000 hectares, a réalisé un chiffre d'affaires de 250,5 millions et un bénéfice net de 14,8 millions.

Par ailleurs, VPM souhaite accélérer son développement à l'international, essentiellement aux Etats-Unis et en Asie. Alors que le groupe vend environ un million de bouteilles sur le marché américain, soit "seulement 4,5% de part de marché", l'objectif de la société est "de conquérir 10%" de part de marché dans ce pays", a indiqué M. Vranken.

En Asie, le groupe, qui revendique "une part de marché non négligeable de 8%", envisage de créer dès 2007 une filiale à Singapour ou à Shanghai.

L'Inde devrait également constituer pour le secteur du champagne "un relais de croissance extrêmement puissant".

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