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Pfizer supprime 10.000 emplois dont 20% de ses effectifs européens

(afp) Le groupe pharmaceutique américain Pfizer a annoncé lundi qu'il allait supprimer d'ici fin 2008 10.000 emplois dans le monde, soit 10% de ses effectifs totaux, pour réduire ses coûts de fonctionnement. Quelques heures auparavant, il avait annoncé un bénéfice presque quadruplé au titre du quatrième trimestre.Le groupe, leader mondial dans la pharmacie en terme de chiffre d'affaires, a précisé qu'il comptait réduire notamment de 20% ses effectifs en Europe, "en consultation avec les partenaires sociaux et en accord avec les législations sociales locales". Ces suppressions d'emplois ont pour objectif de réduire les coûts, a indiqué Pfizer, qui emploie quelque 100.000 personnes dans le monde. Ce nombre, précise le groupe, inclut les pertes d'emplois aux Etats-Unis déjà annoncées en novembre, soit 2.200 emplois commerciaux. Un porte-parole du groupe à Paris a indiqué que cette réduction d'effectifs de 20% en Europe portait sur les forces de vente et non sur la totalité de ses effectifs européens. "Il s'agit de 20% des forces de vente en Europe, tout comme récemment Pfizer a décidé de diminuer de 20% ses forces de vente aux Etats-Unis", a expliqué le pote-parole, sans pouvoir préciser le nombre d'emplois concernés par cette mesure ni le pourcentage de réductions d'effectifs du groupe en Europe. Pfizer va aussi continuer à réduire le nombre de ses usines, qui tomberont à 48 contre 93 en 2003. Il va ainsi fermer deux autres sites américains, à Brooklyn (nord-est) et Omaha (centre) et vendre un site allemand situé à Feucht. Le groupe avait déjà annoncé en novembre un réduction de 10% de ses forces commerciales américaines. "Ce chiffre de 10.000 emplois inclut ces 2.000 suppressions d'emplois déjà annoncées", a aussi précisé le porte-parole français. L'usine de Feucht, près de Nüremberg (Allemagne), sera vendue avec ses 400 collaborateurs. Le centre de recherche d'Amboise (France) sera fermé. Aux Etats-Unis, plusieurs sites de production et deux centres de recherche seront supprimés. Le groupe new-yorkais a réalisé au dernier trimestre un bénéfice de 9,45 milliards de dollars, soit 1,32 dollar par action, contre 2,73 milliards un an plus tôt. Cette hausse marquée du bénéfice s'explique par la cession de ses produits d'automédication et de sa parapharmacie pour 16,6 milliards de dollars à Johnson & Johnson. Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,603 milliards de dollars, dont 11,7 milliards dans la pharmacie. Ce chiffre est pratiquement stable du fait de la chute des ventes de l'antibiotique Zithromax (-73% à 109 millions de dollars) et de l'antidépresseur Zoloft (-79% à 166 millions). Les ventes de l'anti-cholestérol Lipitor, le médicament le plus vendu au monde, ont diminué de 1% à 3,34 milliards de dollars. Ce résultat est imputable en partie à la concurrence des versions génériques moins onéreuses du Zocor de Merck. Le traitement contre l'impuissance Viagra a enregistré des ventes de 450 millions de dollars, soit un gain de 5%, et le chiffre d'affaires de l'anti-allergénique Zyrtec a bondi de 14% à 374 millions de dollars. Le Zyrtec est vendu en partenariat avec le laboratoire belge UCB. Le traitement Celebrex contre l'arthrite a vu ses ventes grimper de 15% à 540 millions de dollars. Il poursuit son redressement après un passage à vide provoqué par des inquiétudes sur ses effets secondaires. Lundi, une fondation luttant contre le sida a indiqué avoir déposé plainte contre Pfizer, accusant sa politique commerciale de contribuer à propager les maladies sexuellement transmissibles. Cette plainte est liée au Viagra. Selon l'AIDS Healthcare Foundation, le groupe tente de vendre son médicament à des gens qui n'en ont pas besoin et serait coupable de "pratiques illégales, injustes et frauduleuses".

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