Pour se câbler, Telenet rêve de prendre l'accent wallon

L'opérateur «flamand » est prêt à ouvrir son capital pour s'adosser au (futur) câble wallon.

(l'écho) Duco Sickinghe (photo), le patron hollandais du câblo-opérateur flamand Telenet, passe à l'offensive... de charme. Objectif: se positionner pour décrocher une place de choix dans le paysage wallon du câble, une fois concrétisé le rapprochement en cours entre les câblos «purs» (ALE-Télédis/Brutélé) et ceux liés à Electrabel - les «mixtes». Une union poussée par le PS qui fait fi de la procédure officielle de cession des «mixtes» menée par ING, toujours suivie par Altice (Cinven) et... Telenet.

«Nous sommes prêts à prendre une participation minoritaire dans un nouvel ensemble basé en Wallonie, aux côtés d'actionnaires qui connaissent mieux que nous la région, qui mettent aussi de l'argent sur la table et qui dessinent, avec une bonne équipe, une stratégie et une vision», explique Duco Sickinghe dans une interview à «L'Echo».

Une éventuelle prise de participation financée en cash, ou en actions. «Nous acceptons d' ouvrir notre capital, confirme le patron du groupe malinois. Notre actionnaire Liberty, qui ne nous envoie aucun signal de montée en puissance, a d'ailleurs compris l'importance, dans ce secteur, d'un ancrage local. Il vient par exemple de le démontrer au Japon.»

Très soucieux de gommer l'image «néerlandophone» de Telenet, Duco Sickinghe ajoute: «Nous sommes déjà disposés à accueillir aujourd'hui des observateurs wallons au sein de notre conseil d'administration (deux francophones y siègent, ndlr).» Une alliance «à la belge» entre câblos wallons et Telenet, déjà prônée par les consultants de McKinsey il y a un an et demi, fait naturellement partie des scénarios les plus redoutés par Belgacom.

Photo: Belga

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