Quest for Growth fait de la résistance face à la correction boursière

Pas de miracle. La mauvaise tenue des marchés d'actions au deuxième trimestre 2006 s'est fait ressentir sur les résultats de Quest For Growth. Logique quant on sait qu'environ 70% du portefeuille de QfG est investi en titres cotés.

(tnl) «Mais malgré une légère perte enregistrée sur le deuxième trimestre, nous clôturons les six premiers mois de l'année sur un bénéfice de 9 millions d'euros contre 3,1 millions d'euros à la même époque de 2005», se réjouit néanmoins René Avonts, CEO de la pricaf louvaniste.

Les comptes de Quest for Growth ont notamment pu profiter de l'introduction sur le Nasdaq de deux sociétés, Cyclacel et Omrix Pharmaceuticals. L'IPO de cette dernière s'est en plus faite à un cours sensiblement supérieur à la valeur de la société comptabilisée dans les comptes de Quest for Growth...

Mais tous les investissements de la pricaf n'ont pas connu d'aussi bonnes fortunes. Par exemple, la participation dans la société britannique Concept Group a dû être ramenée à zéro dans les comptes de Quest for Growth, alors qu'il y a une bonne année encore, le processus d'IPO était sur les rails.

D'introduction en Bourse, il est par contre toujours - et même de plus en plus - question pour la société belge Metris, active dans des solutions globales pour le contrôle de qualité tridimensionnel. Car évoquée jusqu'à présent comme une piste parmi d'autres, l'IPO serait maintenant «programmée pour le quatrième trimestre», a-t-on laissé échapper chez Quest for Growth.

A relativement court terme aucune autre opération de mise sur le marché n'est prévue parmi les entreprises composant le portefeuille de Quest. «Sur un horizon de temps de un ou deux ans, c'est évidemment tout autre chose. Notre logique n'est pas rester dans une entreprise, mais de valoriser notre participation après trois ans environ», souligne le management de la pricaf.

La société de Louvain se montre également sereine par rapport à l'évolution des marchés boursiers. «Il n'y a aucune raison de paniquer à cause de la récente correction», affirme ainsi Yves Vaneerdewegh, brandissant une poignée d'indices et de graphiques en guise de preuve. Avant de tempérer ses propos par un prudent «il faudra du temps avant que les gens ne s'affranchissent de leur méfiance vis-à-vis des marchés d'actions. Ils sont maintenant plus conscient des risques».

photo belga

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