Suez et GDF ont jusqu'au 1er septembre pour répondre à la Commission

Suez et Gaz de France ont jusqu'au 1er septembre pour répondre aux craintes exprimées par la Commission européenne au sujet de leur projet de fusion, a-t-on appris lundi auprès des groupes énergétiques français.

(afp) La Commission a notifié vendredi soir aux deux parties une lettre de griefs longue de près de 200 pages dans laquelle elle s'inquiète des problèmes de concurrence générés par la future entité, notamment en France et en Belgique.

La Commission leur a laissé dix jours pour proposer des remèdes et s'est donné jusqu'au 25 octobre pour donner ou non son aval à la fusion. Mais la Commission refusait lundi de préciser la date de ce délai.

Les deux groupes envisagent plusieurs cessions d'actifs, en France et en Belgique, pour apaiser les craintes de la Commission, qui redoute que le projet de fusion n'aboutisse à une situation de quasi-monopole sur ces marchés.

"En Belgique, une cession de SPE (Société de production électrique, filiale à 25% de GDF, ndlr) est envisageable et, en France, une mise aux enchères, auprès des concurrents, des volumes de gaz détenus par Suez", a affirmé dimanche à l'AFP une source proche du dossier. Le projet de fusion Suez-GDF, qui avait été présenté par Paris en février comme le moyen de contrer une éventuelle OPA du groupe italien Enel sur Suez, vise, selon ses promoteurs, à créer le premier groupe gazier européen et le cinquième producteur d'électricité du continent.

(photo: belga)

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