Une mauvaise année pour la CNP d'Albert Frère

Au premier semestre 2010, la CNP, un des principaux holdings de la galaxie Frère, enregistre un résultat net de 108 millions d’euros, en chute de 34 % par rapport au premier semestre 2009.

En cause: l’impact des règles IFRS, l’obligeant à mettre à valeur de marché son portefeuille de trading. "Sur base des cours d’hier, le résultat net serait de 157 millions, et la chute serait limitée à 4%", a calculé Gilles Samyn, administrateur délégué, plaidant pour une prise en compte de l’analyse économique des résultats, en se focalisant sur le consolidé restreint, outil sur lequel se base la politique de dividendes de la société.

Le résultat courant consolidé IAS des participations est en baisse de 22%, pour s’établir à 124,8 millions d’euros, principalement à cause de la chute de la contribution de Transcor Astra Group, et du fait que GDF Suez n’a pas versé, contrairement à 2009, de dividende exceptionnel. Concernant Transcor Astra Group, la prudence est de mise pour les mois à venir: un entretien de la raffinerie d’US Oil est prévu, et la CNP n’attend guère qu’un break even sur l’ensemble de l’année.

Le résultat courant consolidé restreint progresse, lui, de 9%, pour s’établir à 111,4 millions d’euros. Mais cette progression est pour l’essentiel non récurrente, due à la comptabilisation de revenus d’intérêts en provenance de Lyparis/Go Voyages, que le groupe vient de céder. CNP prévient que pour le reste de 2010, ce résultat courant consolidé restreint devrait encore être affecté par le faible niveau des taux d’intérêts, même si des dividendes ou des acomptes sur dividendes sont encore attendus de différentes participations.

Pas de quoi, cependant, remettre en question la politique de dividendes du groupe. "Nous pouvons rassurer nos actionnaires, a commenté Gilles Samyn, en leur répétant que sauf évolution particulièrement défavorable, la CNP ne va pas modifier sa politique de distribution."

Par ailleurs, le résultat sur les opérations en capital se monte à 47 millions d’euros, venant en bonne partie de la plus-value dégagée sur la cession de Lyparis/Go Voyages. La CNP a aussi procédé à une réduction de valeur complémentaire de 15 millions d’euros sur Unifem/Entremont — la dernière, espère-t-elle, quasi compensée par un dividende exceptionnel en provenance d’Eiffage. "Les actionnaires de CNP vont toucher un dividende en croissance, mais les résultats ne sont pas très inspirants. Le potentiel de croissance est limité", conclut Tom Simonts, analyste chez KBC Securities.

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