United Airlines revient dans le vert malgré la cherté du carburant

La compagnie aérienne américaine United Airlines (UAL) a annoncé lundi un bénéfice net de 119 millions de dollars au deuxième trimestre, avec un bénéfice par action nettement supérieur aux attentes du marché mais conforme à ses prévisions.

Pour la compagnie, numéro deux du transport aérien aux Etats-Unis en termes de trafic, il s'agit du premier bénéfice net trimestriel non lié à des gains exceptionnels depuis le deuxième trimestre 2000, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le bénéfice par action est ressorti à 93 cents, là où les analystes tablaient sur 64 cents d'après la valeur médiane de leurs prévisions calculée par l'agence First Call.

Vers 17H25, l'action UAL prenait 0,66% à 27,71 dollars.

La compagnie avait indiqué il y a une semaine tabler sur un BPA de 93 cents, prévoyant de dépasser nettement les attentes de Wall Street en raison notamment d'une bonne progression des ventes et des efforts de contrôle des coûts.

Au deuxième trimestre 2005, UAL avait déploré une perte nette de 1,43 milliard de dollars en raison de charges exceptionnelles liées à sa restructuration.

Sur un an, le chiffre d'affaires a progressé de 15,6% à 5,11 milliards de dollars. Les analystes tablaient sur 5,04 milliards, d'après le consensus First Call.

Cette progression des ventes est due à "une forte demande, une limitation de la capacité de réseau dans le secteur (moins d'avions en circulation, ndlr) et de meilleurs rendements", a fait valoir UAL.

Le bénéfice d'exploitation est ressorti à 260 millions de dollars malgré une hausse de 11% sur un an des dépenses d'exploitation due à un bond de 31% des dépenses en carburant, a ajouté la compagnie.

"Nos efforts pour renforcer le coeur d'activité créent de la dynamique au sein de l'entreprise, et les résultats obtenus ce trimestre sont un solide pas en avant", a commenté le PDG Glenn Tilton, cité dans le communiqué.

La compagnie continue de rechercher des sources potentielles d'économies, afin d'améliorer encore la performance, a-t-il souligné.

Après les 300 millions de dollars d'économies prévues en 2006 (par rapport à la structure de coûts de 2005), UAL prévoit de réduire ses coûts de 400 millions supplémentaires par an à partir de 2007.

Ces 400 millions seront économisés en réduisant de 200 millions "les coûts de services", ainsi qu'en diminuant les dépenses générales et administratives et le budget publicitaire.

UAL était sortie officiellement de la faillite en février, mettant un terme à la plus longue banqueroute du secteur aux Etats-Unis (38 mois).

Cette mise en faillite était l'une des dix plus lourdes de l'histoire des Etats-Unis, avec quelque 25 milliards de dettes. Pendant sa banqueroute, UAL a procédé à une restructuration drastique, passant notamment par la suppression de 20.000 emplois, qui lui a permis de réduire ses coûts de 7 milliards par an.

photo belga

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