USA et UE inquiets de récents développements en Russie

Les Etats-Unis et l'Union européenne se sont déclarés "inquiets" de certains développements récents en Russie, dans la déclaration finale de leur sommet publiée mercredi à Vienne.

(afp) "Nous sommes inquiets de certains événements récents en Russie et dans la région", dit ce texte adopté lors de la visite du président George W. Bush à Vienne, moins d'un mois avant la tenue du G8, dont la Russie assure la présidence, à Saint-Petersbourg. "Nous coopèrerons avec la Russie pour promouvoir la sécurité énergétique, l'application de l'Etat de droit, une justice indépendante et un respect total des droits de l'Homme - passant par des médias libres et indépendants et une société civile vibrante - et une résolution des conflits en suspens dans la région", dit la déclaration. Etats-Unis et Union disent attacher "une grande importance" à leur relation avec la Russie et vouloir une coopération plus forte en politique internationale et dans la lutte contre le terrorisme et la prolifération. L'administration américaine et l'Union se montrent critiques devant une dégradation des libertés en Russie. Elles observent aussi que la Russie mène des politiques ne favorisant pas les leurs, s'opposant à des sanctions contre l'Iran, soutenant le régime bélarusse ou discutant avec le mouvement islamiste radical Hamas, au gouvernement dans les Territoires palestiniens. Elles continuent cependant à collaborer avec Moscou pour tenter de résoudre la crise nucléaire iranienne ou le conflit israélo-palestinien. Instruite par les effets du désaccord gazier entre Moscou et Kiev en janvier, l'administration Bush s'inquiète en outre de la dépendance stratégique dans laquelle la Russie peut tenir les alliés européens des Etats-Unis grâce à ses ressources énergétiques. Le vice-président américain Dick Cheney a accusé le 4 mai la Russie de se servir de ses réserves de gaz et de pétrole comme "instruments de manipulation et de chantage" et de restreindre les libertés. Le président Vladimir Poutine a vivement réagi, comparant les Etats-Unis à un "loup".

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