Barco: les analystes attendent une marge de 7% pour le 1er trimestre

Les trois grandes banques du pays prédisent pour le groupe Barco une marge trimestrielle de 7% contre 8,1% enregistrée en 2006.

(L'Echo) Le groupe courtraisien Barco, qui est spécialisé dans toute une série de niches du marché de l'électronique poussée, en particulier dans l'imagerie, devrait avoir dégagé, au cours du premier trimestre, un bénéfice net de 9,9 millions d'euros (0,81 euro par action) sur un chiffre d'affaires total de 180,7 millions d'euros. Et son résultat opérationnel (Ebit) devrait atteindre 12,7 millions d'euros. Soit une marge de 7%, contre 8,1% sur l'ensemble de 2006.

C'est en tout cas ce que prédisent, en moyenne, les trois grandes banques du pays, KBC, Fortis et Dexia, alors que la société dirigée par Martin De Prycker dévoilera ses premiers résultats de l'exercice en cours ce mercredi, avant Bourse.

Si le consensus du marché est respecté, les revenus trimestriels de Barco auront progressé de près de 5% (après avoir avancés de 12% sur la même période de 2006, grâce à un dollar raffermi), alors que son Ebit aura bondi de 37% et son profit de 32% (30% par action, à 0,81 euro).

Sur l'ensemble de l'année, Barco vise une croissance de " 6 à 9% " de son chiffre d'affaires et une " rentabilité améliorée " (marge opérationnelle de 10%). Des prévisions répétées par le management récemment, mais qui sont basées sur un taux de change d'1,3 dollar par euro. Or le dollar ne cesse de faiblir face à l'euro...

Pour rappel, environ 45% des rentrées du groupe sont exprimées en dollars (devise qui a reculé de 10% face à l'euro ces 12 derniers mois).

Lors de l'annonce de ses résultats annuels, Barco n'avait pas publié de prévisions spécifiques pour le premier trimestre de 2007, rompant ainsi avec une longue tradition, dans le but de réduire la volatilité d'un titre qui a quitté le Bel 20 le 1er mars dernier, au profit d'Ackermans & van Haaren.

Par ailleurs, l'entreprise courtraisienne a décidé de présenter ses résultats différemment, en se concentrant désormais sur quatre entités (au lieu de 5), ce qui devrait rendre les comparaisons par segment d'activités assez délicates.

Chez KBC, l'analyste Nico Melsens recommande de " réduire " la valeur, en visant malgré tout un cours de 70 euros. Chez Dexia, où l'objectif de cours est à 73 euros, Peter Vanassche conseille d'" ajouter " le titre. Et chez Fortis, où les 76 euros sont visés, Wim Lewi conseille de " conserver " le titre.

Xavier Degraux

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