Un fonds d'investissement porte plainte contre des dirigeants de Fujitsu

Un fonds d'investissement a porté plainte jeudi pour diffamation contre des dirigeants du groupe d'électronique et services informatiques japonais Fujitsu, qui soupçonnent ce fonds d'avoir des liens avec la mafia.

(afp) - Dans un communiqué, le cabinet d'avocats du fonds Sandringham Private Value Japan a indiqué qu'il exigeait pour ses clients 330 millions de yens (2,65 millions d'euros) de dommages et intérêts, ainsi que des excuses publiques. Cette plainte, déposée auprès d'un tribunal de Tokyo, vise l'actuel PDG exécutif de Fujitsu et président du conseil d'administration, Michiyoshi Mazuka, ainsi que deux membres de cette instance, Naoyuki Akikusa et Hiroshi Oura.

Mercredi, lors d'une conférence de presse, M. Mazuka avait accusé son ancien bras-droit et ex-PDG exécutif de Fujitsu, Kuniaki Nozoe, d'avoir entretenu des relations avec le responsable d'un "fonds" qui aurait des liens avec les "forces antisociales". Cet euphémisme désigne habituellement, au Japon, la mafia financière. Assaillis de questions, les dirigeants de Fujitsu s'étaient toutefois gardés mercredi de nommer ce fonds.

L'ancien PDG, Kuniaki Nozoe, écarté en septembre 2009, a affirmé à la presse qu'il lui avait été reproché de fréquenter des responsables de Sandringham Private Value, émanation de Sandringham Capital Partners Limited, société financière créée par un Japonais et basée à Londres.
Il a cité les noms de Yoichi Torii, responsable du fonds au Japon, et Koji Fusa, fondateur de Sandringham Capital Partners Limited. Estimant son attitude préjudiciable à l'entreprise, Fujitsu avait proposé à l'automne dernier à M. Nozoe de démissionner, ce qu'il avait accepté de faire le 25 septembre, officiellement pour raisons de santé.

Quelques mois plus tard, il s'était toutefois rétracté, arguant d'avoir été poussé dehors contre son gré. Il avait déposé une requête en ce sens mi-mars auprès d'un tribunal. Fujitsu avait alors expliqué dans un communiqué que M. Nozoe avait dû partir à la demande du conseil d'administration, à cause de liens avec une entreprise "de réputation défavorable". M. Nozoe a finalement retiré sa plainte la semaine dernière pour des raisons qui restent encore inexpliquées.

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