Coup d'envoi des sports d'hiver

La météo laisse présager une bonne saison mais tout n’est pas si rose pour le secteur.

L’hiver est là et, avec lui, les premiers flocons commencent à blanchir les pistes des principaux domaines skiables. Pour les aficionados de la glisse, l’appel de la montagne se fait inéluctablement ressentir. Au grand bonheur des principaux acteurs du marché de l’or blanc pour qui l’arrivée précoce de la neige se révèle également une excellente nouvelle. Cependant, certaines incertitudes empêchent encore de livrer les premières tendances de réservation.

Réservations tardives

En France par exemple, la Compagnie des Alpes, qui gère l’exploitation des remontées mécaniques de 15 des plus grands domaines skiables de l’Hexagone, reste particulièrement prudente. "Il est encore un peu tôt pour parler des réservations", commente Céline Pasqualini, consultante privée auprès de l’opérateur. "Mais on constate que, comme l’année dernière, elles sont de plus en plus tardives parce que les clients sont à la recherche des bons plans", rappelle-t-elle tout en admettant que "le mois de février s’annonce plutôt stable".

D’autres s’adonnent plus généreusement à l’exercice des prévisions. La station de Val Thorens, première en France à avoir ouvert ses pistes après les glaciers de Tignes et des Deux Alpes, se montre d’ailleurs très enthousiaste. "Pour ce premier week-end, nous avons enregistré plus de 10.000 skieurs et vendu 318 packs. Cela représente une augmentation de 75% pour samedi et de 50% pour dimanche", précise C. Blanchard de l’Office du tourisme. Etrangement, Val Thorens, elle, ne semble pas relever de changements notables dans les habitudes de ses consommateurs. "Une bonne partie des réservations sont déjà bouclée pour Noël et pour le mois de janvier", assure Blanchard qui ajoute que "pour l’instant, les premières indications pour la saison sont plutôt bonnes".
Cette tendance pourtant, les tours-opérateurs l’ont aussi remarquée. "C’est vrai qu’on voit de plus en plus de gens qui cherchent à profiter des offres internet. Ils peuvent plus facilement comparer et par voie de conséquence prennent plus de temps avant de réserver", concède Cédric Maraite, responsable des ventes call-center chezTravel Horizon qui chapeaute, en Belgique notamment, Halloween et Belgotrip.

Hasards du calendrier

Il introduit cependant une certaine nuance dans ses propos qui est fonction du type de produit. Le haut de gamme connaît en effet un beau succès car les clients se révèlent de plus en plus gourmands de confort. "Les premières réservations sur ce segment ont débuté à la mi-août. A l’heure actuelle, 70% de ce type de produits est déjà booké", souligne-t-il.
Ce constat se confirme auprès du Club Med, le premier tour-opérateur de voyages haut de gamme all inclusive. " On enregistre une très bonne prise de réservation grâce à un calendrier scolaire favorable", explique Philippe Mahouin, directeur du Club pour la Belgique et le Luxembourg. "Il y a moins de pression à la demande et, donc, les prix sont plus accessibles", conclut-il.
Cette année en effet, les hasards du calendrier font que les vacances de carnaval des petits Belges tombent pratiquement un mois plus tard que l’année précédente. "Les vacances de février tombent début mars, il est donc logique que les réservations soient décalées d’un mois", indique encore Maraite.

Prix des forfaits

A côté du phénomène de réservations tardives , le prix des remontées mécaniques est un autre élément susceptible d’influencer les prises de réservation. Le prix des forfaits est soumis à une forte concurrence en Europe. Pour maintenir leur attractivité, les exploitants français, et notamment la Compagnie des Alpes, affirment pratiquer des hausses de tarifs raisonnables. Mais pour les skieurs, cette dépense obligatoire - qui représente 15% de leur budget ski - pour jouir des plaisirs de la montagne reste l’une des plus onéreuses.

 

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés