4000 soldats américains tués en Irak depuis le début de la guerre

Le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre en Irak en 2003 a atteint le seuil symbolique des 4.000 morts. Environ 40% des tués ont péri dans des attentats, le plus souvent l'explosion d'engins piégés dits IED capables de percer des blindages. Le nombre de victimes irakiennes est à ce jour inconnu et fait l'objet d'estimations très divergentes, allant de 100.000 à 1 million de morts selon les sources.

(afp) - Le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre en Irak en 2003 a atteint le seuil symbolique des 4.000 morts, un chiffre dont le vice-président des Etats-Unis, Dick Cheney, a reconnu lundi qu'il aurait un impact psychologique.

"Quatre soldats de la division multinationale de Bagdad ont été tués dimanche vers 20h dans une attaque terroriste menée avec un engin piégé" au sud de Bagdad, a annoncé lundi le commandement américain.

Avec cette nouvelle attaque, le nombre de militaires américains tués en cinq ans en Irak depuis l'invasion du 20 mars 2003 atteint 4.000, selon un bilan de l'AFP établi à partir de chiffres du site internet indépendant www.icasualties.org.

"Nous regrettons toute victime, toute perte. Cela pourrait avoir un impact psychologique sur le public mais il s'agit d'une de ces tragédies qui peuvent se produire dans notre monde", a déclaré M. Cheney, qui achevait lundi une visite en Israël et dans les territoires palestiniens.

Auparavant, le porte-parole de l'armée américaine en Irak, le contre-amiral Gregory Smith, avait déclaré que chaque mort américain "est vivement ressenti par les chefs militaires, les familles et les amis à la fois sur le théâtre irakien et à la maison".

"Chaque perte est également tragique", a-t-il assuré.

Le total des pertes de la coalition dirigée par les Etats Unis s'élève désormais à 4.308 morts, dont 4.000 Américains, 175 soldats britanniques et 133 membres d'autres contingents, indique www.icasualties.org.

Plus de 29.314 Américains ont été blessés depuis le début de la guerre, dont un tiers resteront mutilés et infirmes.

Environ 40% des tués ont péri dans des attentats, le plus souvent l'explosion d'engins piégés dits IED capables de percer des blindages, d'après ce site.

L'année la plus meurtrière pour l'armée américaine a été 2007, avec 901 décès. Depuis que le président George W. Bush a annoncé la fin de "l'essentiel des opérations de combat" le 1er mai 2003, 3.863 soldats américains sont morts en Irak.

A titre de comparaison, 58.000 Américains avaient trouvé la mort pendant la guerre du Vietnam (1964-1973).

"Personne n'aime entendre un tel chiffre", a commenté pour l'AFP le soldat Preston Reeves, 26 ans, originaire de l'Alabama.

"Les IED sont notre principale inquiètude. Tout ceux qui s'enrôlent pour l'Irak connaissent la menace. Mais il ne faut pas laisser la peur vous consumer", a-t il expliqué.

Novembre 2004, qui coïncide avec l'assaut contre le bastion sunnite de Falloujah (ouest), fut le mois le plus meurtrier pour les GI's, avec 137 morts.

Depuis le début de 2008, 96 soldats américains ont été tués, toujours selon www.icasualties.org.

Le contingent américain s'élève actuellement à 158.000 hommes. Environ 2.000 GI's ont commencé début mars à partir dans le cadre du retrait annoncé de cinq brigades de combat -environ 30.000 hommes- d'ici juillet.

Avec la délicate question des pertes subies par "les boys", le calendrier de retrait reste sujet à controverse aux Etats-Unis et constitue l'un des principaux enjeux de l'élection présidentielle de novembre.

Près de 30.000 soldats avaient été envoyés en renfort début 2007 en Irak, en particulier à Bagdad, pour la mise en oeuvre d'une vaste plan de sécurisation.

Cette offensive, conjuguée à une habile stratégie de mobilisation d'anciens insurgés sunnites pour lutter contre Al-Qaïda et à une trêve de la principale milice chiite du pays, a permis une relative amélioration de la sécurité à Bagdad ainsi que dans plusieurs provinces.

Début 2008 a été cependant marqué par une hausse des violences et une reprise des attaques de grande envergure contre les civils.

Le nombre de victimes irakiennes est à ce jour inconnu et fait l'objet d'estimations très divergentes, allant de 100.000 à 1 million de morts selon les sources.

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