Accord sur la sécurité nucléaire

Les participants au premier sommet sur la sécurité nucléaire se sont engagés à sécuriser en quatre ans les matières nucléaires vulnérables, de façon à réduire la menace du terrorisme nucléaire.

(AFP) - Les participants au premier sommet sur la sécurité nucléaire à Washington se sont engagés mardi à sécuriser en quatre ans "les matières nucléaires vulnérables" de manière a réduire la menace du terrorisme nucléaire, selon un communiqué commun.

"Nous saluons et rejoignons l'appel du président (Barack) Obama en vue de sécuriser en quatre ans toutes les matières nucléaires vulnérables en oeuvrant ensemble à améliorer la sécurité nucléaire", indiquent les participants dans le texte.

"Les participants s'engagent à renforcer la sécurité nucléaire et à réduire la menace de terrorisme nucléaire", poursuivent-ils, ce qui passe selon eux par "des actions nationales responsables et une coopération internationale soutenue et efficace".

Très généralement, dans ce texte en 12 points, ils appellent à "une coopération internationale" qui n'empiète pas sur les "droits des Etats" d'utiliser pacifiquement l'énergie nucléaire.

Les signataires insistent sur "la responsabilité fondamentale des Etats, en accord avec leur obligations internationales respectives, de maintenir une sécurité effective" aussi bien des armes nucléaires que des installations nucléaires placées sous leur contrôle, c'est-à-dire, des centrales électriques, comme des centres de recherche ou de retraitement.

Reconnaissant que "l'uranium enrichi et le plutonium séparé (non mélangé à d'autres matières, ndlr) exigent des précautions spéciales", ils s'engagent à "prendre des mesures pour sécuriser, comptabiliser et consolider ces matières".

Ils encouragent par ailleurs à "convertir" les réacteurs utilisant de l'uranium hautement enrichi au combustible d'uranium faiblement enrichi et à limiter "au maximum de ce qui est techniquement et économiquement faisable" l'emploi de l'uranium hautement enrichi.

Ils réaffirment aussi leur appui à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) basée à Vienne en soulignant son "rôle essentiel".

Les dirigeants encouragent la coopération à tous les niveaux - bilatéral, régional et multilatéral - en vue de renforcer la sécurité nucléaire, y compris via une assistance technique de certains pays à d'autres.

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