Affaire Clearstream: le procureur fera appel de la relaxe de Villepin

Le parquet va faire appel du jugement du procès Clearstream, qui a blanchi jeudi l'ex-Premier ministre français Dominique de Villepin, pour que toute l'affaire de manipulation "soit rejugée" fin 2010 ou début 2011, a annoncé vendredi le procureur de Paris Jean-Claude Marin.

(Reuters, AFP) - Le procureur de Paris a annoncé vendredi qu'il ferait appel de la relaxe prononcée la veille par le tribunal correctionnel de Paris pour Dominique de Villepin dans l'affaire des faux listings de la société Clearstream.

Jean-Claude Marin, qui avait requis à l'audience une peine de 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende à l'encontre de l'ancien Premier ministre, a expliqué sur Europe 1 qu'il estimait que toute la lumière n'avait pas été faite sur l'affaire. "Le tribunal n'a pas tiré toutes les conséquences de ce qu'il a entendu et il reste encore une part de vérité à faire émerger", a-t-il déclaré en insistant pour que toute l'affaire de manipulation "soit rejugée" fin 2010 ou début 2011.

Dans un communiqué publié jeudi par l'Elysée, Nicolas Sarkozy, partie civile dans ce dossier, avait annoncé qu'il était satisfait du jugement et ne ferait pas appel.
Cette déclaration avait surpris les acteurs du procès puisqu'une partie civile n'a pas juridiquement le pouvoir de faire appel d'une décision pénale, qui n'appartient qu'au parquet.

De son côté, l'ancien Premier ministre a réagi en affirmant que la décision du procureur de Paris de faire appel de sa relaxe n'était pas la sienne mais celle du président Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas sa décision, je connais bien Jean-Claude Marin", a-t-il déclaré.
"Nicolas Sarkozy préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine", a dit Dominique de Villepin.
"Arrêtez monsieur le président cette haine qui ne peut vous faire que du tort", a-t-il lancé. "C'est un triste spectacle, ce n'est pas un grand jour pour la politique".

Prié de dire s'il comptait affronter le président de la République sur le terrain politique, peut-être en 2012, il a répondu : "On n'affronte pas un homme qui s'enferme". "Je n'ai pas à affronter Nicolas Sarkozy", a-t-il insisté.
"Je n'ai pas à débattre avec un homme qui est guidé par la haine, c'est m'éloigner des Français. Mon agenda n'est pas dicté par Nicolas Sarkozy"", a-t-il poursuivi.

 

 

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