Airbus: les syndicats pas convaincus par les déclarations de M. Chirac

Les syndicats d'Airbus n'étaient pas convaincus vendredi à Toulouse par les déclarations du président Jacques Chirac sur le plan de restructuration du constructeur européen et ont laissé entrevoir de nouvelles actions.

(afp) Le président français s'est déclaré vendredi opposé à tout "licenciement sec" chez Airbus et a demandé que toute suppression de sites de fabrication soit "compensée" dans le plan Power8 à l'issue d'un entretien avec la chancelière allemande Angela Merkel à Meseberg, près de Berlin.

Pour Jean-François Knepper (FO), co-président du comité d'entreprise européen Airbus, "si des licenciements ou des fermetures sont envisagées, on vous promet un feu d'artifice comme jamais Airbus n'en a connu".

Cette position est également partagée par la CGT. Selon Xavier Petrachi, délégué syndical central CGT Airbus à Toulouse, les propos du président de la République "veulent dire que la nécessité de fermer des sites est acquise et que les suppressions d'emplois majeures sont aussi acquises".

"On attend autre chose de l'Etat que d'accompagner le plan de restructuration", a souligné le délégué CGT pour qui les salariés n'accepteront pas "sans rien faire" que les sites soient vendus.

"L'équilibre entre France et Allemagne, c'est zéro site fermé tant en France qu'en Allemagne", a ajouté M. Knepper, qui s'est déclaré opposé à toute filialisation des sites du constructeur européen.

Plus largement, les syndicats souhaitent que l'Etat ou les collectivités s'investissent plus dans le capital d'Airbus.

Pour Françoise Vallin, représentante de la CFE-CGC au comité d'entreprise européen d'Airbus, "la vraie problématique, c'est d'avoir les investissements nécessaires".

"J'aurais préféré qu'il dise +c'est nous, le gouvernement, qui allons mettre la main à la poche+", a-t-elle souligné.

Photo Belga

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés