Austérité espagnole: "Le grand coup de ciseau de Zapatero relève la presse"

Tous les quotidiens généralistes et économiques espagnols relevaient l'ampleur et la rudesse sociale des mesures d'austérité annoncées mercredi par le gouvernement socialiste espagnol, constituant un "sacrifice de la politique sociale".

(AFP) - El Pais, premier quotidien généraliste payant d'Espagne, proche des socialistes, estime à la "Une" que le chef du gouvernement José Luis Rodriguez "Zapatero sacrifie sa politique sociale".

Le conservateur ABC juge qu'un Zapatero "obligé de rectifier" sa politique, "exécute une dramatique coupe sociale".

M. Zapatero a annoncé mercredi, sous la pression de l'UE et des Etats-Unis, des mesures d'austérité supplémentaires pour 2010 et 2011 afin de réduire les importants déficits publics. Il a reconnu que ces mesures étaient difficiles mais nécessaires, alors qu'il avait tenté jusqu'ici de relativement préserver sa politique sociale de l'austérité.

D'un montant de 15 milliards d'euros, les économies annoncées impliquent notamment une baisse des salaires pour les fonctionnaires, un gel de la revalorisation de certaines retraites, la fin d'une prime à la naissance ou la suppression de projets d'investissements publics.

"Zapatero donne le grand coup de ciseaux", selon le quotidien économique Cinco Dias tandis qu'Expansion y voit "La grande coupe".

Le catalan El Periodico y va aussi de sa métaphore affûtée en titrant : "Au final... grand coup de ciseau"; tout comme le journal de gauche Publico : "Zapatero donne un coup de ciseau à la dépense sociale".

Le journal de droite El Mundo attaque M. Zapatero en voyant dans les annonces d'hier "le terrible chemin de la rectification" de la politique suivie jusqu'ici par le chef du gouvernement.

Le journal Catalan La Vanguardia (centre-droit) estime aussi que "Zapatero rectifie".

Pour plusieurs quotidiens, les annonces de mercredi constituent "l'ajustement le plus dur de l'histoire récente" (El Pais); "la plus grande coupe sociale de l'histoire" (La Razon).

Le journal économique el Economista se réjouit pour sa part que "Zapatero attaque la crise pour la première fois, mais évite les grandes réformes".

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