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Ban Ki-moon appelle a suspendre les exécutions en Irak

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon (photo), a appelé samedi le gouvernement irakien à suspendre les exécutions des condamnés à mort, une semaine après la polémique provoquée par les circonstances de la pendaison du président déchu Saddam Hussein.

(afp) "Le secrétaire général a pressé fortement le gouvernement irakien à suspendre les exécutions de ceux dont les condamnations à mort pourraient être exécutées dans un avenir proche", a indiqué l'ONU dans un communiqué.

Le probable successeur de Tony Blair au poste de Premier ministre britannique, l'actuel ministre des Finances Gordon Brown, a condamné la façon dont a été exécuté Saddam Hussein, la qualifiant de "déplorable" et "totalement inacceptable".

Dans un entretien à la BBC qui devait être diffusé dimanche, M. Brown a estimé que l'exécution avait été "une déplorable suite d'événements". Sa position contraste avec le silence total dans lequel Tony Blair s'est réfugié sur cette question et qui a généré des critiques jusqu'au sein du parti travailliste.

Evoquant les injures qui ont précédé l'exécution de l'ancien président irakien et les images de sa pendaison, filmées avec un téléphone portable, puis diffusées sur internet, Gordon Brown a jugé que "cela n'avait rien fait pour réduire les tensions entre communautés chiite et sunnite".

"Même les gens qui, contrairement à moi, sont favorables à la peine capitale trouvent cela totalement inacceptable, et je suis heureux qu'une enquête ait été ouverte (par les autorités irakiennes), et j'espère que des leçons seront tirées dans ce domaine, comme nous avons appris d'autres leçons sur l'Irak", a-t-il précisé.

M. Brown est à ce jour le plus important membre du gouvernement britannique à avoir protesté contre les modalités de l'exécution de Saddam Hussein. Avant lui, le vice-Premier ministre John Prescott a déclaré que la manière dont l'exécution s'était déroulée était "déplorable" et "totalement inacceptable".

Bien que pressé de questions par les journalistes, Tony Blair n'a toujours pas dit un mot, ni sur la pendaison, le 30 décembre, de Saddam Hussein, ni sur ses modalités.

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