Barroso appelle les députés belges à se battre pour l'Europe

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé mardi les députés belges à s'impliquer davantage pour la cause européenne, jugeant qu'il fallait "briser le cercle vicieux" de l'euro-pessismisme.

Après avoir salué les positions "très européennes" des élus belges, M. Barroso les a mis en garde de ne pas céder à la désillusion face aux difficultés actuelles de l'UE. "Je vous demande de ne pas ajouter le pessimisme des Européens convaincus à celui de ceux qui n'ont jamais aimé l'Europe", a-t-il déclaré.M. Barroso a réfuté l'opposition classique entre politiciens nationaux et européens. "Nous sommes tous des dirigeants européens", a-t-il lancé.

Le président de la Commission s'exprimait devant la Chambre des représentants, où il a été écouté et questionné mardi par une cinquantaine de députés et de sénateurs. A l'issue des questions, José Barroso s'est opposé au lancement de coopérations renforcées, que plusieurs élus belges ont au contraire privilégié pour permettre aux pays plus volontaristes d'avancer plus rapidement sur la voie de l'intégration. "N'attendez pas de la Commission qu'elle dise que la réponse aux difficultés actuelles, c'est la division de l'Europe", a-t-il dit. "Mon rôle est d'essayer qu'on reste unis autant que possible".

Le président de la Commission contredit ainsi les ambitions du Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, qui voudrait améliorer l'intégration socio-économique des pays de la zone euro. M. Barroso a par ailleurs minimisé ses différences de vue avec Guy Verhofstadt sur la question de la subsidiarité, débattue au dernier sommet de l'UE.

La semaine dernière, les dirigeants des Vingt-cinq ont convenu d'impliquer un peu plus les parlements nationaux dans la rédaction des propositions législatives européennes, une évolution soutenue par M. Barroso pour améliorer la confiance des citoyens en l'UE. Cette proposition a été combattue par M. Verhofsatdt, qui y voit une réduction des prérogatives communautaires. M. Barroso ne s'est pas moins estimé soutenu par celui qui fut un instant pressenti pour occuper son poste.

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