Bemba: "Je suis la victime et non pas le coupable."

L'ancien vice-président congolais et actuel sénateur Jean-Pierre Bemba s'est dit vendredi "victime" des affrontements armés en cours depuis jeudi à Kinshasa et exprimé ses craintes d'être "éliminé", dans une interview recueillie par téléphone par la VRT-radio.

(belga) "C'est moi qui ai été victime de l'attaque et de l'encerclement de ma résidence depuis deux semaines. Et je pense qu'à ce titre, il ne faut pas inverser les rôles. Je suis bien la victime et non pas le coupable", a-t-il affirmé en se disant "en sécurité".

Il a toutefois refusé de confirmer qu'il se trouvait dans les locaux de l'ambassade d'Afrique du Sud, comme l'avait affirmé le numéro deux de l'ambassade, Kenneth Pedro.

L'ancien rebelle, devenu vice-président durant la période de transition 2003-2006 et candidat malheureux à la présidentielle d'octobre dernier, a ajouté que le camp du président Joseph Kabila voulait l'éliminer "et museler l'opposition".

M. Bemba a reconnu qu'il n'avait plus le contrôle sur ses troupes depuis qu'elles ont été délogées de sa résidence. Il a également lancé un appel au calme, comme il l'avait déjà fait jeudi sur les ondes de la radio Okapi, parrainée par l'ONU.

Le leader de l'opposition parlementaire est aussi désormais visé par un mandat d'arrêt pour "haute trahison" (pour avoir) détourné des éléments de l'armée à ses propres fins", selon le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Toussaint Tshilombo Send.

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