Bruxelles aimerait un geste concret de confiance de la BCE

Bruxelles pousse pour que la Banque centrale européenne (BCE) fasse une proposition concrète de soutien à la zone euro, par exemple en ignorant les évaluations des agences de notation pour venir en aide si besoin à tous les pays de la zone, a indiqué vendredi une source diplomatique.

(afp) - Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, est arrivé en début de soirée à Bruxelles où se tient un sommet des dirigeants européens de la zone euro centrée autour de la crise grecque.

Les chefs d'Etat et de gouvernement doivent notamment se mettre d'accord sur de grands messages à inscrire dans un projet de déclaration finale.

Mais la Commission européenne critiquait en début de soirée un texte trop général sans "actions concrètes", a précisé une source diplomatique.

Lundi, la BCE avait annoncé qu'elle allait accepter les titres de dette grecque en garantie de ses prêts, quelle que soit leur notation financière, une mesure inédite pour soulager la Grèce et les banques de la zone euro.

Cette suspension permet aux banques possédant des obligations grecques de continuer à obtenir du crédit auprès de la BCE, malgré la dégradation de leur notation financière.

Dès lors, la possibilité d'étendre cette mesure inédite à l'ensemble des pays de la zone euro "constituerait un signal fort aux marchés" de l'avis du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, selon une source diplomatique, qui note que la BCE a également d'autres possibilités dans son escarcelle.

Reste que Jean-Claude Trichet pourrait avoir peu de marge de manoeuvre dès vendredi soir à Bruxelles, car il doit avoir l'aval du Conseil des gouverneurs de la BCE, note dans le même temps cette même source.

Après la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Italie se retrouvent dans le collimateur des marchés.

Cette semaine les investisseurs avaient aussi espéré un geste de la BCE, qui n'est pas venu, tel que la réactivation de mesures exceptionnelles prises lors de la crise financière de 2008 et 2009.

Parmi ces mesures figurent notamment la prise en pension par la BCE d'obligations à 6 mois ou un an émises par les pays de la zone euro, en échange de liquidités.

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