Bush affirme l'unité des USA et de l'UE contre le nucléaire iranien

Le président George W. Bush se rend cette semaine à Vienne et à Budapest pour affirmer l'unité des Etats-Unis et de l'Union face au défi nucléaire iranien.

(afp) Le président George W. Bush se rend cette semaine à Vienne et à Budapest pour affirmer l'unité des Etats-Unis et de l'Union face au défi nucléaire iranien et l'importance qu'il accorde aux partenaires de la "vieille" et de la moins vieille Europe. M. Bush quitte Washington mardi pour participer le lendemain au sommet Union européenne/Etats-Unis dans la capitale autrichienne et commémorer jeudi avec une nouvelle démocratie le 50ème anniversaire du soulèvement de Budapest. Après les déchirures causées par la guerre en Irak, "ce voyage donne l'occasion de réaffirmer la forte relation qui existe entre les Etats-Unis et l'Union européenne", déclare le conseiller de M. Bush à la sécurité nationale, Stephen Hadley. En Autriche comme en Hongrie, l'idée devrait importer au moins autant que le résultat, bien que les parties ne manquent pas de dossiers à traiter en commun ni de différends, conviennent les experts. Etats-Unis et Union européenne coopèrent par exemple étroitement à présent pour obtenir de la République islamique les garanties qu'elle ne produira pas l'arme nucléaire. Pour autant, M. Hadley reconnaît ne pas attendre de ce sommet de développement majeur dans la crise. Il souligne que les chefs d'Etat et de gouvernement européens n'y seront pas et qu'un "consensus" existe déjà de part et d'autre de l'Atlantique. Il s'agit de donner l'image d'un "front uni" et de battre en brèche les tentatives iraniennes de diviser les grandes partenaires, dit-il. Bien que "le scepticisme subsiste dans l'administration américaine et dans les cercles de réflexion politique sur la faculté de l'Union européenne de résoudre cette crise et même sur la possibilité de la résoudre diplomatiquement", les efforts menés par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne (UE3) au nom de l'Union "ont beaucoup fait pour restaurer les rapports" entre l'Europe et les Etats-Unis, dit Reginald Dale, expert au Centre pour les études stratégiques et internationales. La question, s'accordent à dire les experts, est de savoir si cette solidarité résisterait à une escalade de la tension diplomatique. "L'Union a créé un certain climat de confiance qui pourrait subsister s'il fallait résoudre la crise en dehors du Conseil de sécurité. Cela contraste fortement avec l'Irak", dit Jeremy Shapiro, de l'institution Brookings. L'administration américaine a bien conscience que les comptes de la "guerre contre le terrorisme" ne sont pas encore soldés.

(photo: belga)

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