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Bush veut une deuxième résolution de l'Onu sur le Liban

Le président américain George W. Bush a indiqué lundi qu'il y aurait une deuxième résolution de l'Onu sur le Liban après celle adoptée le 11 août pour mettre fin aux hostilités

M. Bush a paru signifier au cours d'une conférence de presse à Washington que l'une des finalités d'une telle résolution serait le désarmement du Hezbollah. Un haut responsable de l'administration a cependant déclaré que le principe d'une deuxième résolution n'était pas acquis. "Il y aura une autre résolution venant des Nations unies pour donner davantage d'instructions à la force internationale" qui doit se déployer dans le sud du Liban, a répondu M. Bush à la question d'un journaliste qui lui demandait si la Force intérimaire (Finul) aurait pour mission de désarmer le Hezbollah.

Mais, auparavant, "il faut commencer par clarifier les règles d'engagement" de la Finul renforcée, a-t-il dit. Ces règles sont la grande préoccupation de pays qui sont disposés à contribuer en hommes mais qui redoutent de se retrouver dans un guêpier faute de règles claires. Quand la Finul renforcée se sera déployée au côté de l'armée libanaise conformément à la résolution 1701 adoptée le 11 août par le Conseil de sécurité de l'Onu, sa présence sera censée dénier un "refuge" au Hezbollah et créer une zone "tampon" dans le sud, et "espérons-le, avec le temps, le Hezbollah désarmera", a-t-il dit. Mais, a-t-il dit aussi, "c'est le gouvernement libanais qui, au bout du compte, devra se préoccuper du Hezbollah". Interrogé sur l'éventualité d'une nouvelle résolution consolidant la 1701, l'ambassadeur américain aux Nations unies, John Bolton, a répondu aux journalistes au siège de l'Onu à New York: "Absolument, nous y pensons". "

Nous aurions préféré régler toutes ces questions dans une seule et même résolution, mais nous savions qu'à cause des difficultés posées il faudrait plus d'une résolution", a-t-il dit. "Et (nous savions) qu'il faudrait traiter, sinon dans la première résolution, du moins le moment venu, de la question du désarmement" du Hezbollah, "centrale" selon lui. L'administration Bush a longtemps prôné un processus en deux résolutions: une aurait appelé à une cessation urgente, mais non pas immédiate, des hostilités malgré la pression internationale; une autre aurait proposé un règlement durable. Cette deuxième résolution a été évoquée avec moins d'insistance par l'administration avec l'adoption de la résolution 1701.

Cette dernière fait référence à la 1559 de septembre 2004 réclamant le désarmement des milices. Mais l'extrême difficulté d'un tel désarmement s'est confirmée à mesure que la 1701 était mise en oeuvre. Interrogé sur la nécessité qu'une nouvelle résolution soit adoptée avant que la force internationale ne se déploie, M. Bolton a répondu par la négative: "Non, je crois que la force initiale peut se déployer dès maintenant". "Mais, évidemment, c'est intimement lié", a-t-il toutefois admis. "Et nous voulons le désarmement rapide du Hezbollah afin que le gouvernement démocratiquement élu du Liban puisse instaurer un contrôle total sur son territoire", a-t-il dit. Selon M. Bolton, environ 70 pays ont reçu vendredi un projet de règles d'engagement, mais "je ne doute pas qu'il y aura d'autres discussions" sur le sujet.

A la Maison Blanche cependant, un haut responsable a admis que la nécessité d'une deuxième résolution n'était pas acquise. "Nous escomptons que les Nations unies, en collaboration avec les pays contributeurs en troupes, parviendront à un accord sur les règles d'engagement", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat. "A cet égard, nous continuons à envisager la possibilité d'une seconde résolution, comme cela est mentionné dans la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous allons poursuivre nos consultations avec nos alliés pour savoir si et quand une telle mesure est nécessaire tandis que se constitue la force internationale", a-t-il dit.

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