Condoleezza Rice rencontre Ehud Olmert à Jérusalem

La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a estimé mardi à Jérusalem qu'il était temps pour un nouveau Proche-Orient et une paix durable dans la région, le Premier ministre israélien Ehud Olmert affirmant sa détermination à continuer de se battre contre le Hezbollah.

(afp) "Le temps est venu pour un nouveau Proche-Orient", a déclaré Mme Rice peu avant de s'entretenir avec M. Olmert à la présidence du Conseil.

"Nous devons faire ce que nous pouvons pour poser les bases d'une paix durable dans cette région", a ajouté Mme Rice en soulignant la nécessité de "renforcer les forces de la paix et de la démocratie" au Proche-Orient.

"Les peuples de cette région, les Israéliens, les Libanais et les Palestiniens ont vécu trop longtemps dans la peur, la terreur et la violence", a poursuivi la secrétaire d'Etat.

De son côté, le Premier ministre israélien s'est dit "déterminé à continuer de se battre contre le Hezbollah".

"Nous ne combattons pas le gouvernement libanais et nous ne combattons pas le peuple libanais. Nous nous battons contre le Hezbollah", a ajouté M. Olmert.

"J'espère que le gouvernement libanais fera un effort pour prendre ses distances avec le Hezbollah", a poursuivi le Premier ministre qui a qualifié le parti chiite d'"organisation terroriste brutale".

La mission de la chef de la diplomatie américaine, qui a rencontré la veille son homologue israélienne Tzipi Livni, survient à la veille mercredi à Rome d'une conférence sur le Proche-Orient, au cours de laquelle le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan entend appeler à un cessez-le-feu et au déploiement d'une force internationale au Liban sud.

Mme Rice doit en outre rencontrer en Cisjordanie le président palestinien Mahmoud Abbas, alors qu'Israël poursuit son offensive contre la bande de Gaza, lancée fin juin pour retrouver un soldat capturé par des militants armés palestiniens. Plus de 100 Palestiniens ont déjà péri dans cette offensive.

Les Etats-Unis, comme Israël, considèrent que le conflit est dû à la menace que le Hezbollah fait peser sur l'Etat hébreu, ainsi qu'à l'appui militaire et idéologique qu'il reçoit de l'Iran et de la Syrie, les bêtes noires de Washington dans la région.

(photo: belga)

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